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13Fév/121

Dossier: Top 5 des moments les plus trashs ou dérangeants…

En revoyant certaines perles il y a peu, l'envie m'a pris de faire un petit classement des scènes qui m'ont le plus marqué au niveau Trashitude. Alors entendons nous bien; déjà il ne s'agit que de mon avis bien sur, le tout portant sur le genre Horrifico/Fantastique que nous traitons au travers de ce blog. Bien évidemment, ces passages ont marqué ma sensibilité, peut-être moins la vôtre amis lecteurs. Profitons donc de cet espace pour découvrir ou faire découvrir certains de ces moments traumatisants et donc n'hésitez surtout pas  à en discuter ici via les commentaires (si vous avez d'autres passages que j'aurais oublié ou que je ne connaîtrais pas, je ferais un deuxième article). Attention toutefois, il va y avoir du spoiler... Donc si vous préférez garder l'effet de surprise, fermez les yeux (même si du coup c'est plus dur à lire).. Alors, on se lance?

Anthropophagous (Joe Damato):
Ben oui, y a pas moyen, moi la scène du foetus et bien elle me retourne à chaque fois. Une pauvre femme enceinte se retrouve piégée dans la grotte du monstre et tombe bien entendu nez à ventre avec lui. Et plutôt que de la zigouiller à l'ancienne, comme n'importe quel tueur banal l'aurait fait, ben non.. Lui il lui provoque l'accouchement à la mimine et en plus il se permet de croquer à pleines dents dans le foetus encore humide. Franchement gerbant, même encore aujourd'hui, et on se demande vraiment comment une telle mise à mort a pu sortir de l'esprit tordu du scénariste. Cette scène a d'ailleurs en grande partie fait la réputation du film et lui a permis d’accéder au panthéon des pires films de la période Italo-Gore eighties.

The human centipede 2 - Full sequence (Tom Six):
Bon là c'était clairement obligé. Déjà que le propos du film tendait à nous faire sortir le vomit-bag, mais quand en plus le réalisateur s'emballe et se permet de nous montrer les choses frontalement, c'est la nausée quasi assurée. La séquence des laxatifs et à ce titre à classer directement dans les pires jamais vues sur un écran; avec bruitages et caramel mou à l'appui.. Martin, cinglé carrément atteint, non content d'avoir réalisé un mille-pattes humain en reliant 12 personnes par la bouche et l'anus, aimerait bien pouvoir voir le tout fonctionner. Pour accélérer un petit peu les choses, il administre à son bestiau un savoureux cocktail de laxatifs bien costauds. Le résultat: un truc absolument infâme à regarder qui arriverait à retourner l'estomac du plus aguerris des goreux. Et dire que je pensais que le noir et blanc atténuerait le truc, et bien non.. en fait, c'est encore pire...

L'enfer des zombies (Lucio Fulci):
Encore une scène qui arrive même après 30 ans d’existence à me faire tourner la tête au point culminant... Olga Karlatos se fait attaquer par un zombi affamé alors qu'elle est seule chez elle. Celui-ci lui saisit la tête au travers d'une porte et approche inexorablement son oeil d'une écharde de bois. Et là on se dit que le plan va s'arrêter et qu'on va se taper une belle tronche en plastoc en lieu et place de l'actrice.. et bien oui, fatalement c'est bien une tête en plastoc et heureusement pour Olga, mais l'effet est proprement hallucinant. J'ai beau voir et revoir la scène, elle est toujours autant traumatisante et rien ne laisse transparaître la supercherie. Non seulement Fulci touche à quelque chose qui fait bobo (les yeux) mais en plus il le fait avec un tel sadisme (l'oeil s'approchant lentement du morceau de bois, et venant finalement s'empaler dessus sans aucune coupe..) que fatalaement on a tendance à détourner le regard. Un gros bravo aussi à Gianetto de Rossi qui réalise là un des effets les plus efficaces que j'ai pu voir.

Massacre au camp d'été (Robert Hiltzik):
Ce n'est pas du côté du gore que nous allons nous tourner cette fois-ci, mais plutôt vers l'aspect glauque et déviant que la scène finale du film nous inflige en nous glaçant le sang presque instantanément. La jeune Angela se tient là, debout, nue, en hurlant. Et Angela serait plutôt Angelo... Oui vous avez bien lu. Le buste qui remplace l'actrice concocté par les gars des effets speciaux (William Bilowit,Ed French & Ed Fountain) donne un aspect bizarre et dérangeant à l'image. On croirait voir une sorte de monstre hybride se tenant là, menaçant et poussant un hurlement juste tétanisant. Une des fins les plus marquantes du cinéma d'horreur qui est devenue culte pour bon nombre de fans.

L'éventreur de New-York (Lucio Fulci):
Décidément, Lucio Fulci est en grande forme! Et il aime bien toucher aux yeux de ses actrices apparemment. Cette fois, dans ce slasher glauquissime de la grande période italienne, il met une jeune demoiselle aux prises avec un tueur sadique adorant s'amuser avec les rasoirs.. Celle-ci, ligotée à un lit, voit inexorablement s'approcher de ses yeux une lame de rasoir à l'aspect bien affûté. Il se met alors à lui taillader l'oeil de part en part, ce qui ne tarde pas à faire son petit effet et à proprement dégoutter le spectateur. Encore une fois, De Rossi fait fort et l'effet est vraiment impressionnant. On pense bien fort au "Chien Andalou" de Buñuel et cela fait vraiment partie des scènes difficiles à voir, même pour un initié.

Voilà pour moi une petite sélection des moments les plus tendus qu'il m'ai été donné de visionner sur un écran, petit ou grand d'ailleurs. Il en existe surement beaucoup d'autres et n'hésitez pas à nous les faire partager via les commentaires juste en dessous. Je vous laisse également une petite galerie de photos illustrant ces choix, qui à vol de souris ne doit pas être bien loin de la fin de cet article.

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