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9Mar/120

Critique: Le manoir de la terreur – Andrea Bianchi – 1981

Synopsis:
Plusieurs couples sont invités à passer un week-end chez un riche industriel. Non loin de là, un chercheur fou réveille une armée de morts-vivants enfermés dans une grotte. Ceux-ci vont s'attaquer aux pensionnaires du manoir et leur faire passer une véritable nuit de cauchemar.

Mon avis:
Le petit David entre pour la première fois dans un vidéo-club avec ses parents. Nous sommes en 1983, les VHS pullulent sur les étagères. Une ambiance si particulière se dégage de l'endroit. Comme un parfum de découverte, d'interdit aussi, car le passage au rayon dessins-animés se prolonge toujours discrètement vers celui des films d'horreur, véritable Graal presque à portée de main.
Le petit David y laisse souvent son regard traîner,  vagabonder, et se prends à rêver de voir ces films aux jaquettes si aguichantes, si tentantes. Sa maman le ramène bien vite à la réalité en lui signalant qu'il y avait erreur de casting et que tout ça n'était pas de son âge. Déception, colère parfois, sentiment d'injustice. Ces images, aussi dures soient-elles,  fascinent, obsèdent. Tant pis, le dernier Goldorak fera l'affaire pour cette fois...
Pourquoi je vous dis tout ça? Parce que le petit David c'est moi, il a grandi, et cet amour du cinéma de genre est certainement né à ce moment précis, grâce à des films comme ce Manoir de la terreur. Je pourrais vous dire aussi que le film est rempli d'incohérences, de fautes de goût, de scènes osées tirant vers l’érotisme crû. Mais à quoi bon? Le charme est là, et il opère toujours. La faute à cet amour d'une époque révolue mais toujours bien présente dans le coeur des amoureux du film de genre.

Un film de zombies de plus, avec son armée de morts-vivants affamés, ses scènes gores à base de bidoche et de sang de cochon, sa musique au synthé sur 3 notes  typique des années 80. Et pourtant, j'aime revoir ce nanar pour tout ce qu'il représente. Ah, mélancolie quand tu nous tient...

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