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15Mar/120

Critique: Amityville 2, le possédé – Damiano Damiani – 1982

Synopsis:
La famille Montelli emménage dans la jolie maison qu'ils viennent d'acquérir dans le quartier d'Amityville. Tout irait pour le mieux si d'étranges phénomènes ne venaient pas contrarier cette apparente tranquillité. Le fils aîné, Sonny, semble particulièrement perturbé depuis son arrivée dans la demeure. Il va peu à peu sombrer dans une folie qui va le pousser à commettre un crime atroce qui restera gravé dans l'histoire de cette maison démoniaque.

Mon avis:
Il est très rare que des suites arrivent ne serait-ce qu'au même niveau que l'original. Et bien pour une fois, le but est atteint et je peux dire que selon moi, cette suite surclasse même carrément le film de Stuart Rosenberg; et sur tous les plans. Il s'agit en fait d'une préquelle qui raconte la terrible tragédie survenue avant l'arrivée des Lutz dans la maison. On y suit donc la famille Montelli (Deféo dans la réalité, pour plus d'info: L'histoire de Amityville, de la famille Lutz et du massacre des DeFeo), se désagrégeant peu à peu et sombrant dans un cauchemar éveillé particulièrement éprouvant. Le père  tout d'abord (Burt Young, impérial), violent, alcoolique notoire et dégainant un peu trop facilement le ceinturon, semble être le méchant tout trouvé. Mais peu à peu, la maison va posséder Sonny, son fils, sa personnalité devenant trouble et son comportement carrément glauque. A partir de là, au contraire du premier opus, rien ne nous sera épargné: réactions violentes, inceste entre Sonny et sa soeur, apparitions et phénomènes bizarres... Tous ces évènements dérangeants, déviants, conduiront à la fameuse possession qui vous fera grimper le trouillomètre à son maximum.Car oui, le film fait peur, très peur même. Même encore aujourd'hui, les séquences de possession et les transformations qui les accompagnent sont parmi les plus terribles qu'il m'ai été donné de voir. Le visage marqué et ricanant de Sonny frappe comme un coup de poing et son image vous hantera certainement pendant quelques temps. Passé la première partie qui s'achève par le meurtre de toute la famille (là ou démarrait le premier), on bascule ensuite plus franchement dans le film de démon à la sauce Exorciste. Il faut être réaliste, cette partie est moins réussie que la précédente, plus grand guignol (la transformation en démon qui cède un peu à la tentation du spectaculaire..) et moins tendue. Mais malgré tout, Damiano Damiani parvient tout de même à enlever le morceau et à conserver ce je ne sais quoi qui fait que le plat est bon. A noter que la production a jugé bon de conserver le fantastique score de Lalo Schifrin et c'est tant mieux, celui-ci appuyant parfaitement l'ensemble et crédibilisant avec force le lien avec le film de Rosenberg.

Alors oui je le dis tout haut: cet Amityville, non content d'être le meilleur de la série, est à mes yeux un des meilleurs films de possession et de hantise que j'ai pu voir. Un bijou inespéré qui vous marquera et vous fera passer de doux moments d'éffroi. Amateurs de sensations fortes, vous pouvez y aller les yeux fermés (ouvrez en un au moins, histoire de ne pas passer à côté du truc quand même...).

Réactions
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