Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

15Mar/120

Critique: Amityville, la maison du diable – Stuart Rosenberg – 1979

Synopsis:
Un terrible drame frappe Amityville, banlieue bourgeoise de New-York. En pleine nuit, un jeune homme sans histoires assassine froidement toute sa famille et affirme qu'une voix lui aurait ordonné de le faire. Quelques temps plus tard, la maison est mise en vente à un prix défiant toute concurrence. La famille Lutz achète la demeure pensant faire l'affaire de leur vie. Leur bonheur ne durera que 28 jours, pendant lesquels des phénomènes paranormaux vont se déchaîner et les entraîner dans un véritable cauchemar.

Mon avis:
Inspiré de faits réels (L'histoire de Amityville, de la famille Lutz et du massacre des DeFeo), l'histoire d'Amityville a fait couler beaucoup d'encre. Les histoires les plus rocambolesques ont circulé à son sujet: personnes disparaissant lors du tournage, apparitions fantomatiques, objets qui se déplacent, bruits d'outre tombe... Toute cette aura surnaturelle a très certainement contribué en partie au succès du film. En partie seulement, car il faut bien l'avouer, celui-ci a heureusement d'autres qualités. L'ambiance principalement, y est pour beaucoup. Stuart Rosenberg filme froidement la lente descente aux enfers de George Lutz et la personnalité de la maison qui peu à peu s'empare de lui. Le rythme est lent, mais permet de distiller une peur diffuse, sournoise, tapie dans les murs épais de la demeure. Les apparitions, notamment celles de l'amie imaginaire de la petite fille, sont assez flippantes et certains détails valent vraiment le coup d'être relevés (la statue à tête de chien près de la cheminée qui semble avoir mordu George, celui-ci arborant discrètement une plaie à la jambe...).Est-ce le diable ou un poltergeist  excité comme si il avait vu Zahia qui possède la maison? L'attaque du prêtre et l'avertissement qui l'accompagne semblent appuyer la première solution. Et celui-ci va peu à peu posséder George, le poussant à reproduire la terrible tragédie survenue auparavant... A noter également des acteurs qui font bien le job, notamment James Brolin qui fait froid dans le dos par moments (celui-ci déclara d'ailleurs n'avoir pu retrouver de travail que deux ans après le tournage de ce film, son caractère étant devenu exécrable..). Impossible également de ne pas parler de la fantastique musique de Lalo Schifrin qui arriverait à coller des frissons à un pingouin en plein Sahara et qui est depuis devenue culte.

Amityville est donc un de ces films, qui même s'il a vieilli, procure toujours autant de sensations, pour peu que l'on soit réceptif à ce genre de récits et surtout non réticent à un déroulement lent mais maîtrisé de l'intrigue; jusqu'au dénouement, beaucoup plus énervé. Je me demande si la maison est aujourd'hui habitée... En voilà une bonne mission pour Stéphane Plaza...

Réactions
Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier