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8Avr/120

Critique: Body Count – Rudgero Deodato – 1987

Synopsis:
Un camping du Colorado, en plein coeur d'une forêt profonde, ouvre ses portes quinze après un double meurtre. Malgré les rumeurs persistantes évoquant un Shaman indien mi homme mi bête qui roderait dans le coin, les visiteurs affluent. Les cadavres vont bien vite s’amonceler et raviver les terreurs passées. Légende ou réalité?

Mon avis:
Le réalisateur de Cannibal Holocaust nous livre ici sa version du Vendredi 13 de Sean Cunningham. Des jeunes écervelés, des autochtones inquiétants, un tueur sauvage et sans pitié, tous les ingrédients sont réunis. Certes, le scénario est loin de sortir des sentiers battus, mais le tout fonctionne encore plutôt bien. Deodato nous offre un réalisation carrée, soignant particulièrement les apparitions de son hypothétique Shaman et plantant une atmosphère glauque et flippante de bon aloi. Les amateurs de gore qui tache n'auront finalement pas grand chose à se mettre sous la dent (surtout que la plupart des éditions disponibles sont Cut...), mis à part quelques timides débordements sanguinolents (la main transpercée, le tueur sous un lit, traversant le matelas et son occupante par la même occasion...). Mais qu'à cela ne tienne, la violence des attaques et l'impact bourru des cadrages du maître italien font le job, pour notre plus grand plaisir. Ce qui est sûr, c'est que la fameuse légende autour du monstre rend le tout suffisamment tendu pour nous tenir en haleine jusqu'à la fin sans ennui (avec quelques moments de "peur" distillés intelligemment avant les meurtres..), et c'est bien là l'essentiel.On notera aussi une partoche musicale très eighties (à base de synthés très caractéristiques de l'époque) vraiment géniale qui souligne parfaitement l'action. Il est un fait que Ruggero Deodato a déclaré qu'il  n'aimait pas ce film, bien trop formaté à son goût. Malgré cela, au vu du résultat, on peut dire qu'il a vraiment bien torché la peloche, avec un efficacité à toute épreuve; même encore aujourd'hui, le film a ce je ne sais quoi qui fait que ça marche. Et quel plaisir de retrouver nos regrettés David Hess et Charles Napier...

Un très bon ersatz de notre ami Jason donc, peut-être même un des meilleurs de cette époque (un cran au dessous tout de même que The Burning de Maylam, qui restera mon préféré). Les fans seront ravis et passerons un bon moment, regrettant juste que les effusions de sang ne soient pas plus cinglantes (ceci dit ai-je vu la version Uncut, je ne saurais le dire tant il devient difficile de savoir quels DVD sont censurés ou non...). A voir blottis au fond d'une tente, une lampe torche à la main.

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