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27Avr/120

Critique: Survivance (Just Before Dawn) – Jeff Lieberman – 1981

Synopsis:
5 jeunes amis partent faire du camping sauvage dans les montagnes. Oubliant les avertissements du garde forestier, le groupe s'aventure profondément au coeur d'une forêt particulièrement inhospitalière. Ils vont tomber nez à nez avec un tueur solitaire, vivant au sein de cette nature hostile et qui va les transformer en trophées de chasse. Arriveront-ils à survivre jusqu'à l'aube...

Mon avis:
Survivance est probablement un des slashers culte des années 80. Jeff Lieberman nous livre ici sa version du survival forestier en mixant tour à tour Massacre à la tronçonneuse, La colline a des yeux ou encore Délivrance de John Boorman. Suite au succès de Vendredi 13, ce Just Before Dawn surfe donc sur la vague du tueur de jeunes campeurs venus faire la fête dans un endroit qui ne veut manifestement pas d'eux. Cependant, celui-ci est totalement à l'opposé de l'ambiance teenagers qui se dégage du récit des aventures de madame Vorhees. Ambiance poisseuse, glauque même, personnages plutôt fournis (ce qui nous change radicalement il faut bien l'avouer) et qui font état d'une psychologie un peu plus poussée qu'à l'accoutumée. Le tout rend le récit tendu, crédible et surtout relativement angoissant par instants. Le tueur y est également pour beaucoup avec son aspect redneck, sorte de mélange d'un Leatherface et d'un Jason, monolithique et faisant preuve d'une violence froide et sans concessions. Attention toutefois, les amateurs de gore qui tache peuvent déjà sortir leurs mouchoirs, point de meurtres sanglants ici (à part un plantage de machette de bon aloi et une main enfoncée bien profondément dans une gorge pour la version uncut), le tout étant savamment suggéré la plupart du temps. Mais ne vous y trompez pas, les attaques sont suffisamment inquiétantes et brutales pour tenir en haleine le spectateur en mal de sensations fortes. Et le réalisateur parvient sans mal à faire passer son message: l'homme est un loup pour l'homme et dans des situations extrêmes, le plus désemparé des citadins peut devenir la pire des bêtes sauvage...

Un très bon survival donc, qui même si il a beaucoup vieilli, réserve encore son lot de séquences dérangeantes et son twist final axé sur le tueur qui en surprendra plus d'un. Une série B devenue culte que tout bon amateur de slasher se doit de visionner la nuit, dans la forêt, une boussole à la main...

Réactions
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