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7Juin/121

Critique: The hills run red – Dave Parker – 2009

Synopsis:
Babyface est le héros d'un film gore légendaire dont tout a été perdu.. Il n'en reste qu'une bande annonce et quelques photos. Un jeune passionné de cinéma d'horreur, certain de tenir le film de sa vie, consacre tout son temps à chercher la pellicule perdue. Son enquête va le mener sur la piste de la fille du réalisateur, strip-teaseuse toxico, qui va lui faire découvrir le lieu du tournage du film maudit. Sur place, il va se rendre compte que Babyface n'est pas un personnage imaginaire mais bel et bien un monstre sanguinaire réel et terriblement dangereux...

Mon avis:
"The Hills run red" fait clairement partie des oeuvres qui m'ont marquées. Non pas que le film soit un monstre d'originalité ou qu'il révolutionne le genre, mais son efficacité et sa générosité dans l'outrancier et le glauque en font véritablement un slasher de tout premier ordre. Et sa réussite doit énormément à son tueur charismatique, véritable star, qui est présenté ici comme une implacable machine à massacrer...mais avec classe. On pourrait le décrire comme une sorte de croisement entre un Jason et un Leatherface dont on aurait encore forcé le trait sur le glauque. Pourquoi "Babyface", et bien car enfant il lui a juste pris l'envie de se découper le visage (séquence de générique absolument traumatisante..) et de le remplacer par un visage de poupée qu'il a gentiment cousu à la place.. On peut dire qu'il a le look, coco, et que le trouillomètre explose littéralement à chacune de ses apparitions. Dave Parker aime le genre, et ça se ressent, tout spécialement dans sa façon de filmer son monstre, qu'il place dans des positions plus jouissives les unes que les autres (contre-plans, plongées). Une véritable iconisation qui marche à merveille. Et tout le reste est à l'unisson. Les meurtres sont hyper gores, hyper violents et hormis un twist un peu facile (mais qui finalement fonctionne à peu près), on jubile devant cet hommage au genre servi dans un plateau d'argent. On retrouve avec plaisir William Sadler qui trimballe sa bobine avec conviction et une Sophie Monk qui aurait pu finalement faire pire (même si elle semble avoir constamment besoin de montrer ses nichons à intervalles réguliers...). Mention aussi à la petite contine musicale qui illustre tout ça et qui place le niveau de glauquitude encore un peu plus haut. Nan franchement, la classe je vous dis.

"Babyface" fait donc une entrée fracassante dans le petit monde plutôt bien peuplée des Slashers-movies, et par la grande porte. Seul élément regrettable, le fait que le film ne soit jamais sorti par chez nous. Produit pourtant par un Joel Silver plutôt prolifique, il n'a jamais réussi à atteindre nos étalages, et c'est bien dommage. Reste la solution de l'import; et vraiment il le mérite. Les fans de ce genre de films seraient fous de passer à côté d'une telle déclaration d'amour!

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