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1Juil/120

Critique: Wishmaster – Robert Kurtzman – 1997

Synopsis:
Au XIIe siècle, un authentique Génie, le Djinn, s'adonne au massacre de tout un peuple. Un sorcier parvient à le stopper à temps et l'emprisonne dans une opale de feu. Huit cent ans plus tard, il est réveillé par une scientifique, Alexandra Amberson, qui va devoir lui demander d'exaucer trois voeux. Une fois réalisés, le monstre ouvrira les portes d'entre les mondes et pourra exercer sa terreur sur l'humanité.

Mon avis:
Seconde réalisation de Robert Kurtzman (le 'K' de KNB, célèbre équipe d'effets spéciaux) et produit par Wes Craven, "Wishmaster" est généreux, très généreux. Dès le prologue, notre Djinn favori s'en donne à coeur joie et nous aligne un véritable festival d'atrocités. On pourrait presque croire par moments que l'on visionne un véritable catalogue d'effets spéciaux en live; et cela ne va pas s'arranger par la suite, loin de là...L'idée que ce monstre puisse détourner sans cesse les voeux des intervenants à son avantage est très bonne et nous offre quelques morceaux de bravoure teintés d'un humour noir grinçant particulièrement savoureux. La séquence avec le pharmacien en est très bon exemple et nous permet d'ailleurs de retrouver avec grand plaisir Reggie Bannister (Phantasm), "trogne" du cinéma d'horreur. Et des "trognes", on va en retrouver quelques autres: Kane Hodder (Jason Vorhees entre autres), Robert Englund (Freddy Kruegger), Ted Raimi (le frère de Sam) ou encore Tony Todd (Candyman). Un véritable défilé des plus charismatiques acteurs de notre genre préféré qui fait plaisir à voir en tout cas. La dernière partie du film repart dans un tourbillon d'horreurs en tout genre et si vous pensiez avoir tout vu au début, attendez donc d'admirer ce dont le Djinn est capable quand il est bien ennervé. Andrew Divoff campe par ailleurs avec brio son "avatar" humain  qui tue avec classe et humour. Le film, malgré son budget serré, a bénéficié d'un beau succès commercial et a engendré une première suite honorable réalisée par Jack Sholder (Hidden) et deux navetons à la limite du regardable qui feraient passer "Les feux de l'amour" pour "Dallas" et qui, si vous vous risquez à les visionner, pourraient vous faire perdre un oeil (donc les deux si vous regardez l'ensemble...avouez que ce serait con..).

"Wishmaster" est donc une série B qui s'assume et qui nous en colle pour notre argent, voire même un peu plus. Le tout fait plaisir au fan d'horreur fun et déjantée, et ça déjà c'est énorme.Kurtzman fait tourner à plein régime les vannes à latex et nous offre un spectacle ultra décomplexé. Reste plus qu'à souhaiter que la série s'arrête là, car déjà lestée par deux opus de trop qui ternissent l'image gentiment classe et piquante du Djinn. Maintenant vous pouvez frotter trois fois cette critique et... rien.

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