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26Fév/130

Critique: House – Steve Miner – 1986

houseSynopsis:
Un écrivain divorcé, encore sous le choc de la disparition mystérieuse de son fils, vient habiter dans la maison de sa tante décédée il y a peu. Il décide de se remettre au travail et de commencer un nouveau roman, profitant de la quiétude des lieux. Peu à peu, des évènements étranges vont se manifester et doucement le faire basculer vers un côté obscur qu'il ne soupçonnait même pas.

L'avis de David:
Culte. Ce film est tout bonnement une oeuvre culte de la période eighties. Steve Miner signe là, sous la coupe d'un Sean S.Cunningham bien en forme (boosté par son Vendredi 13), un habile mélange d'horreur et de comédie. On frissonne et on se marre dans cette maison remplie de monstres et de chimères qui ne font que des misères à un William Katt en pleine effervescence créative. Le réalisateur nous propose donc une chouette histoire de maison hantée habillée d'une loufoquerie rendant le tout sucré comme un bonbon avec cette petite pointe de piquant qui nous fait en réclamer encore une bonne louchée. L'histoire est convenue, certes, mais elle est amenée avec beaucoup de brio et avec une mise en scène pleine de peps qui nous ballade tantôt du côté des frissons, tantôt du côté du rire bien gras; c'est bon pour les zygomatiques ça. Au niveau des émotions fortes, certaines séquences sortent du lot comme la fameuse sorcière absolument hideuse qui finira découpée en morceaux et plantée dans le jardin ou encore le monstre du placard, décrit comme un raton-laveur dont l'aspect transgénique laissera rêveur... Les effets-spéciaux, old school style, forcent le respect et la galerie de monstres présentée est tout à la fois variée et parfaitement exécutée à l'aide de bon vieux latex, de mécanique et même d'un peu de stop motion du plus bel effet (le crâne volant). L'aspect comique est principalement tourné vers un ensemble de quiproquos mettant bien souvent notre écrivain névrosé en fâcheuse posture. Celui-ci au prise avec son passé (et quel passé.. plutôt putride et décharné...) va avoir fort à faire. La maison du titre est d'aspect particulièrement impressionnant et n'aurait rien à envier à notre bonne vieille Amityville (les producteurs surfant clairement sur son succès au box-office); L'ambiance sonore, parfois lourde parfois bon enfant (avec des chansons très seventies qui donnent un côté décalé à l'ensemble), participe également à la bonne tenue de cette petite péloche mémorable; l'aspect volontairement cartoonesque des monstres forçant encore le trait de cette fable s'apparentant plus à ce que sera un Evil Dead 2 par exemple plutôt qu'un vulgaire ersatz de Poltergeist.

On aime ou on déteste mais ce qui est sûr c'est que ce House est diablement fun et suffisamment varié pour ravir les aficionados de fantastique et d'horreur. Une pépite au bestiaire halluciné, aux effets spéciaux à l'ancienne soignés et surtout un film terriblement généreux qui le place instantanément dans la catégorie des must see des années 80, délicieux mélange entre deux genres qu'on affectionne tant. Une nostalgie qui passe comme une lettre à la poste et dieu sait que la boite aux lettres de cette maison là me parait confortable...
5s5

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