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19Avr/130

Critique: Come una Crisalide – Luigi Pastore – 2010

symphonySynopsis:
"Come una Crisalide" (aka:"Symphony in blood red") est une sorte d'hommage rendu a l’œuvre cinématographique de Dario Argento et du "Giallo" en général...Bienvenue dans le suivi psychologique d'un futur serial-killer en puissance...

L'avis de Mike:
Voilà donc un mélange très Gore/Psychologique dont je ne suis pas sur d'avoir cerné toutes les nuances ou références; mais je ne dois pas en être très loin... On nous propose de passer en immersion dans la tête d'un serial-killer. Je n'utiliserais pas le qualificatif "Slasher" pour ce film. On démarre avec une petite séance chez la psy qui tourne vite court pour la doctoresse car les prescriptions n'ont plus d'effets et le monstre s'est réveillé. La fuite en avant du tueur s'explique par son traumatisme tirant ses racines d'un prêtre qui a du légèrement abuser du statut de "l'église",ce qui explique la scène du confessionnal qui s'en suit, et surtout l'origine des gants en latex blancs qui symbolisent le rite de ce qu'on lui a fait subir et qu'il va faire subir a son tour. Car le tueur est un fétichiste, autant au simple toucher qu'à la caresse, et ce pour quasiment toutes ses victimes et c'est d'ailleurs l'homme de foi qui sera dans les premiers à passer à la casserole (normal non? Enfin, si je puis dire..). Un petit théâtre de marionnettes (sûrement un hommage au théâtre du grand-guignol) est organisé pour assurer des sortes de coupures pubs, comme pour "justifier" la pathologie du serial-killer (enfin quand je dis justifier, il s'agirait plutôt de mettre à nu les bases du traumatisme). Une équipe de réalisateurs d'émissions provocantes va vouloir faire sensation avec cette histoire (vu que le nombre de cadavres ne cesse d'augmenter) mais sans y parvenir toutefois puisque le tueur a déjà mis la main dessus (sur l'équipe hein..). Puis on switch avec un mode "caméra perso" où l'on suit le parcours de ce dingue au rythme de ses rencontres (donc de ses meurtres); immersion entrecoupée de flash-back (l'image mère/fille) qui donnent quelques informations sur son enfance qui semble loin d’avoir été idéale. Le mystère règne sur ce tueur que l'on n'identifiera jamais puisque toujours filmé de dos ou dans l'ombre (t-shirt noir, gants en latex blanc et cheveux décolorés à la "Eminem").Toutes les scènes de meurtres ou de massacre (au gré de ses envies) sont entrecoupées avec la vision d'un œil zoomé(sûrement une allusion que je n'ai pas comprise.."Frayeurs" ?!?).Et ce n'est pas difficile:y'a un meurtre toutes les dix minutes grand maximum. Le casting féminin est d'une richesse absolue en terme de beautés Italiennes (comedia del arté) et le couteau est particulièrement bien aiguisé (c'est pas celui qu'on a tous utilisé pour aller à un pique-nique, le vieux truc en plastique "que qu'en tu coupe une chips y casse en deux !" ); celui la, c'est du sérieux, et du réutilisable ! Si vous voulez du gore à tout va, vous avez frappé à la bonne porte, on patauge dans le sang du début à la fin à un rythme effréné...

Les effets spéciaux et le gore sont donc à l'honneur (surtout vers la fin avec une séquence à ne pas spécialement regarder avec sa femme si elle est enceinte, même si elle aime les films d'horreurs..), le tout sur une symphonie musicale tantôt "traditionnelle", tantôt opéra/rock. La réalisation est en CAM-HD (ce qui s'explique surement par le budget faible du film) donnant un côté bizarre à l'ensemble et le film met à jour le mécanisme psychologique d'un certain type de tueurs en séries (psychopathes). D'ailleurs il suggère beaucoup de questions à se poser... je pense que c'est le but...j’attends vos avis si j'ai loupé des trucs...
3s5

Réactions
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