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24Juin/130

Critique: The Bay – Barry Levinson – 2012

thebaySynopsis:
Suite à une mort massive de poissons et au décès tout autant inexpliqué de deux océanographes dans la baie de Chesapeake, l'envoyée spéciale Donna Thompson nous livre "sa version des faits" via vidéoconférence. Dépêchée sur place pour en faire le reportage, il va petit a petit se transformer en un scénario apocalyptique.

L'avis de Mike:
Ellipse temporelle oblige, nous retrouvons les deux océanographes en pleine santé, mais sur des bandes vidéos échouées au gré des marées et du peu qui a pu être conservé, associé aux recherches épidémiologiques de l’hôpital du coin, à des vidéos de patrouilles de police, et à des témoignages sur téléphone mobile. Un corps gisant à terre est découvert a 12h42... Les océanographes retrouvent dans l'estomac des poissons de petites larves ; à l’hôpital les cas ne cessent de se multiplier vitesse grand "V".. Des personnes qui s’amassent pleines de blocs de pustules assez impressionnantes. Tandis que l'information est relayée par les radios locales, deux jeunes se baignent dans la baie, avant de se faire attaquer par quelque chose de légèrement plus gros qu'une larve. Entre temps, les océanographes font une deuxième pêche et découvrent "The" bébête: un crustacé isopode (sorte de gros cafard des mers, sans les antennes ça capte pas), qui cause bien des problèmes aux toubibs de l'hosto car la première autopsie n'est gère rassurante: lésions causées par les pustules en apparence mais dévorant tout de l’intérieur vers l’extérieur jusqu'à la langue. De leur coté les autorités font leur boulot: description exacte d'une gestion de crise sanitaire.. Minimiser, mentir, enfin le blabla "standard"; mais pour finir, tout le monde panique ! Porte ouverte à toutes les théories, de la plus farfelue à la plus plausible; le diagnostic de l'eau penche évidement du côté écologique: pollution, fuites radioactive, pesticides, excréments de poulets... Enfin, grâce à cette potion magique, petite larve devient grand machin qui bouffe tout. La pression va aller crescendo et non-stop, autant pour la mutation des bestioles que pour le nombre de morts aux urgences, en passant par l’hécatombe de poissons (toujours utile pour le surimi). Vous avez assez d'infos pour le mater, place à mon avis...

Dans ce film monté comme un (Note de David: cheval?) documentaire, tout est fait pour utiliser la peur comme arme maîtresse : entretenir la paranoïa/psychose collective avec comme surenchère le "ça pourrait bien arriver" sans oublier une touche de "c’était mieux avant".. Un regard inquisiteur sur l’Amérique actuelle et le tour est joué, ça c'est pour le premier degré. Le deuxième : c'est un film sympa avec des bébêtes dotée d'une faim de loup. En espérant qu'ils fassent un deuxième volet version "zombies" qui ressuscitent du premier... J’achète ! Sinon la solution réside dans la prophylaxie utilisée dans "Grabbers" ou "Cabin Fever" (si vous les avez pas vus, faut pas boire d'eau). Bon, c'est pas tout ça, j'ai ma soupe de poisson qui m'attend...
3s5

Réactions
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