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23Août/130

Critique: The Fog – John Carpenter – 1980

thefogSynopsis:
"Dans le brouillard", prémices d'un réchauffement climatique ou un changement brutal de conditions météorologiques ? Autant de questions auxquelles je vais essayer de vous apporter de vagues et sombres explications... Je sort mon thermomètre, attention...

L'avis de Mike:
Mais plus sérieusement, il s'agit du film original (old-school style) et non du remake de 2005. On ouvre très délicatement le couvercle de ce petit trésor d’où jaillit un tourbillon qui nous happe à l'époque d'un compte d'il était une fois... Le 21 du mois d'avril, un voilier sombra décimant tout son équipage. Dans cette hécatombe un épais brouillard s'est formé et la légende veut qu'il ai emmené avec lui tous les défunts... C’était il y a un siècle... Au large d'Antonio-Bay. Actuellement,sur la terre ferme, d’étranges phénomènes font leur apparition ainsi que des parasites sur les ondes de la radio locale, accompagnée de la voix sensuelle de Steve Wayne (Adrienne Barbeau) perchée en haut de son phare (la station de radio pas la voix..). L’immensité de la mer offrant de très belles vues, j'aurais bien voulu pouvoir vagabonder mais pas le temps ! Interrompue par un coup de fil qui annonce un banc de brouillard au large, et voilà une belle histoire idyllique qui tourne au cauchemar pour l'équipage d'un chalutier pris au piège. Forcément, le voilier fantôme est de retour d'outre tombe, et se frotter à des marins vieux d'un siècle qui naviguent depuis en plein dans la brume, faut être costaud. Ça va se gâter, pas le temps d'ailleurs c'est déjà fait, et coups de couteaux par-ci et coups de crochets par là, ils font pas dans la dentelle. Enfin, ça peut arriver une mauvaise rencontre mais c'est qu'ils ont décidé d'accoster et de partir au sabordage de la petite ville tranquille les bougres ! Entre temps, Elizabeth (Jamie Lee Curtis) fait de l'auto stop et ne tarde pas à atteindre le terminus, puisqu'on la retrouve au lit à chauffer le chauffeur; c'est du rapide mais j'y peux rien, c'est le film qui est comme ça. De toute façon, dans les moments ou la tension est palpable, il vaut mieux lâcher un peu de pression (atmosphérique j’entends). A l'église, le père Malone a retrouvé un journal de bord avec d'inquiétants récits qui laissent présager d'une malédiction et transforment les vaguelettes de la tranquillité en raz de marrée. Bref, les marins mort-vivants ont beaux être moches, ils restent polis et frappent à la porte avant de massacrer, comme quoi, les traditions ça reste. Tout se déboussole, on perd le nord rapidement dans la petite ville qui est à l'ouest. Entièrement plongée dans un brouillard lumineux, ce qui ne va rien changer au problème et en tout cas sûrement pas freiner les vieux loup de mers (de toute façon avec un voilier,pour freiner...). A la limite de se poser la question "mais pourquoi tant de haine ?". Voilà, voilà, je ne vous en dirais pas plus, c'est un film que je n'avais pas vu depuis très longtemps et qui garde son charme intact. Rien à signaler a l'horizon si ce n'est un casting impressionnant: Jamie Lee Curtis, Adrienne Barbeau coté féminin et Hal Holbrook,Tom Atkins coté mecs, rien que ça quoi. Le tout servi avec un thème musical composé et pianoté comme à son habitude par John Carpenter lui même.

Hissez les voiles, gardez le cap, je vous souhaite bon vent à bord de The Fog, un film fantastique car là, difficile de parler d'horreur avec un scénario qui ne vire pas de bord. Comme quoi même avec des conditions météo exécrables on peut faire du bon et même du très bon, pas une purée de pois.
4s5

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