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6Sep/131

Critique: Le retour des morts-vivants – Dan O’Bannon – 1985

returnldSynopsis:
La question que pose Burt à Frank dans l’entrepôt de Uneeda : "tu avais vu la nuit des mort vivants ?" .. Ça ne va pas être sans conséquences pour leur santé et celle d'autrui. Back in 1984, le 31 juillet , 5:30 PM, heure de la côte-est...

L'avis de Mike:
Pour ceux qui l'ont déjà vu, je vais vous glisser au creux de l'oreille quelques mots qui vont vous donner la chair de poule: "Chien coupé en deux", "Trioxyde 203", "Cimetière", "strip-tease"... Vous êtes déjà en transe? Pour les autres: exceptionnel. Impossible pour moi d'amorcer la critique sans ce qualificatif. Le vieux Burt finit la formation du jeune Frank et lui dévoile les ficelles de cet entrepôt qui n'est pas spécialisé en fournitures de bureau, mais plutôt en hôpitaux et laboratoires de toutes sortes. Le patron étant parti, ils en profitent illico pour faire une pause bien méritée (celle du guerrier sans repos). Durant la conversation, Frank lui dit: "tu as dû en voir des trucs incroyables?". Burt part alors dans une énigmatique histoire de fuite de gaz qui réveillerait les morts.. Ils n'auraient pas été mis en bouteille mais en fût et l'armée se serait complètement planté de destinataire.. Du coup, ils seraient justement au sous-sol. Franck tout comme moi n'en croit pas un mot et veut des preuves. Aussitôt dit, aussitôt fait; la cave, un coup non pas de sopalin mais de rouleau papier essuie-tout sur la vitre d'un des fûts et un cadavre tout moche fait sont apparition. Frank n'en croit pas ses yeux car sans avoir la vue qui baisse, un doute l'habite; pour lui le bidon fuit... Burt sûr de lui, va lui prouver sa solidité en cognant dessus... Bien mal lui en a pris: jet de fumée pleine poire, et paf générique ! Le gaz s'enfuit par le conduit d’aération, et même conservé dans un fût (et pas une boite), il n'a pas perdu de son efficacité. Un cadavre qui sommeillait paisiblement dans la chambre froide semble avoir le rythme dans la peau. A l’extérieur une bande de djeuns destroy (version 85 hein!) ont décidé d'aller faire une petite fête au cimetière. Le soleil se couche, Burt et Frank se relèvent de leurs émotions. A première vue le cadavre du fût s'est fait la belle. Au cimetière justement ça chauffe grave, on a le droit à un chouette strip-tease et à une danse lascive d'une charmante demoiselle aux cheveux rouges (qui sera l’emblème de l'affiche) sur une non moins chouette tombe et tout éclairée par des fusées de détresse; très artistique au final. Au sous sol, l'agitation bat son plein dans la chambre froide; le boss est revenu prêter main forte à notre en-rythmé (sans microbes). Armé d'une pioche, il compte bien frapper fort, mais rien n'y fait, le cadavre doit être de l’époque disco. On attaque la technique des Sopranos: on scie la tête (alouette) mais rien n'y fait, increvable le truc. Ils choisissent la méthode totale Sopranos: faire des petits bouts. Le patron jette pas un petit bout mais un œil à la fenêtre histoire de voir si son voisin Ernie Castelbruner du crématorium est là. Un homme haut en couleur et très expressif du visage (sorte d'Emmett Brown). L'équipe de choc débarque avec son lot d’emmerdes mais surtout les sacs poubelle qui se secouent frénétiquement. Allez hop grillade au feu de bois de petit bouts, mais la fumée hein ? Elle va où la fumée.. Elle est conduite à l’extérieur, ce qui déclenche une pluie acide et signe d'un coup le début de la fin. J'ai pas fini, les deux gus commencent à avoir le teint pâle et la nausée rapide, voir le vomis facile (dégueuler dans tous les sens pour être poli). La petite amie de Frank le cherche encore à l’entrepôt et tombe en tête à tête avec le mort vivant du bidon qui lui réclame instantanément son "Cerveau"; peut être un léger manque d'inspiration ou un coup de cœur pour les abats ? Quoiqu'il en soit son déhanché est au top. Ses amis la retrouve en charmante compagnie et vont lui porter secours, mais la chicoré va s'inverser et le sauveur devient le dévoré. Au crématorium, des toubibs viennent soigner les deux gus mais : pas de tension, pas de pouls, température à 23 degrés, rien de bon a envisager; au mieux ils sont déjà morts. Le strip-tease au cimetière allié à la pluie acide va donner des envies de smurfer (oui, on est en 85).. Plus personne n'est mort la dedans, c'est bien parti pour faire la fête toute la nuit et festoyer, normal ça creuse (vous l'avez comprise?). Les djeuns rejoignent l’équipe de choc au crématorium et leurs apprennent que les morts vivants ont envahi tout le coin, et de plus avec de la répartie car il savent très bien utiliser la CB de l'ambulance pour réclamer "plus de médecins". Pendant ce temps au crématorium, un curieux jeu se déroule: celui du "passera la tête" ou "passera pas" par la fenêtre pour se faire bouffer le cerveau ? Bah ça passe pas. Par contre le gars nous a capturé une créature qui remue pas la queue mais la colonne vertébrale. Bref, interrogatoire/ITW du bout de gonzesse morte-vivante, qui explique qu'ils mangent des cerveaux pour adoucir le "mal d’être mort". En attendant, les deux gus sont jetés dans un coin étant devenu de vrai boulets pour le reste de la folle équipe: plus du tout présentables, rigidité cadavérique, hurlants de douleur; bref, ils font chier le monde. STOP, j’arrête la !

Ce film est unique tant dans le style, le calage parfait à l'époque, les musiques (hard-rock à donf'). Il y a de l'humour, de la bonne humeur, de la joie, des larmes, de l'amour, bref, il a tout pour lui. Sur une base avant/après genre, "tout est cool" et "c'est la merdeeeuuuuuu !" la cause est perdue d'avance. Les SFX sont de bonne qualité pour l’époque ,rien à redire, d'ailleurs juste à en dire du bien: le meilleur pour moi de cette époque  Et encore ! Je ne vous ai pas parlé des militaires, rhooo, les c....
5s5

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