nooneSynopsis:
Une bande de tueurs, cambrioleurs à la petite semaine, kidnappent un riche couple dans l’espoir de leur faire cracher un maximum d’argent en les torturant. Ils vont subir une forte déconvenue lorsqu’ils se rendront compte que le gentil mari n’est autre qu’un Serial-killer extrêmement dangereux prêt à tout pour les mener de vie à trépas. Qui aura suffisamment de ressort pour survivre aux attaques de ce prédateur rompu à l’art de donner la mort…?

L’avis de David:
Déjà coupable de l’excellent « Midnight Meat Train », Ryûhei Kitamura nous assène là une série B à petit budget généreuse en diable et remplie de bonnes intentions, road movie jouissif nous narrant les mésaventures d’un bien curieux mais redoutable tueur croisant la route d’un gang de pacotille qui va manger sévère. Luke Evans, déjà vu dans les « Immortels » ou le dernier « Fast and furious » campe ce bourreau avec un charisme qui force le respect et nous impose bien malgré nous d’aimer ce personnage pourtant si monstrueux. Et pourtant des atrocités il va y en avoir. Kitamura prend le parti de verser dans l’ultra violence et il le fait bien. Caméra virevoltante, plans et cadres de folie, le maestro s’amuse et nous amuse avec son tueur, sorte de croisement entre l’inspecteur Harry (pour l’aspect toujours cool, sans peur, presque invulnérable) et Hannibal Lecter (pour le degré d’horreur qu’il peut atteindre…). Menottes plantées dans la mâchoire, gorges tranchées ou pire encore, le tueur qui se cache carrément à l’intérieur d’un cadavre pour en sortir tel Rambo s’extirpant de la boue, couvert du sang et des tripes de sa victime; incroyablement gonflé (surtout le cadavre d’ailleurs, et on est loin de la vahiné…) mais juste culte. Sans compter cette séquence qu’on croirait empruntée à « Apocalypse now » durant laquelle Evans sort de l’eau, lentement, comme un alligator d’un marécage… Le film se permet même de nous balancer à la tronche un retournement de situation pas piqué des vers qui ajoute encore un peu plus de piquant à cet hommage à peine déguisé aux meilleurs slashers des années 80. Alors oui, le scénario n’est pas très original (même si les twists cités ci-avant assurent tout de même le spectacle), le tout fleure bon parfois le nawak tellement on pousse dans l’énorme et l’outrancier, mais quel pied… Là ou le film n’aurait pu être finalement qu’un énième ersatz de massacre organisé, les habitudes se retournent peu à peu en nous rendant ce tueur imparable sympathique et en le faisant finalement ressembler à une sorte de « Punisher » halluciné a qui on ne demande qu’une chose: massacrer les membres de ce gang si antipathiques qui ne méritent que ça.. On en oublie même que c’est un véritable monstre sanguinaire, organisé, méticuleux, usant d’armes multiples directement issues de son arsenal privé qu’il transporte dans la remorque à l’arrière de sa voiture. Le « James Bond » de la mort et du meurtre. En lisant tout ça, vous devez vous demander ce que j’ai fumé (ou au pire ce que représente une bande d’aveugles sur la croisette.. Mouiii un festival de cannes…) et pourtant même si on nage en plein délire, on s’éclate, on s’amuse, ça éclabousse et on ne s’ennuie pas une seconde; l’heure trente passe en un un éclair et la mission divertissement est parfaitement remplie.


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