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20Sep/130

Critique: Riddick – David Twohy – 2013

riddickSynopsis:
Laissé pour mort sur une planète aride et sans âme qui vive, Riddick va devoir lutter pour sa survie. Il va affronter des créatures monstrueuses et redoutables qui vont le forcer à trouver refuge dans une ancienne gare de transit. Désespéré, il va tirer une balise d'urgence et faire venir des mercenaires qui vont se ruer sur leur proie...

L'avis de David:
Riddick est devenu humain.. Il a fait du chemin depuis "Pitch Black" et les chroniques. Alors oui, il a retrouvé la sauvagerie qui le caractérisait à ses débuts (et qui lui a fait défaut ensuite, classification oblige...) mais tout de même.. Il est désormais capable de souffrir et même d'avoir peur. En même temps, il n'a pas vraiment le choix le bougre. La première partie du film nous le livre, seul, abandonné, obligé de survivre à la manière d'un Bears Grylls ("Seul face à la nature") sous stéroïdes. Ces séquences, quasiment sans dialogues, sont réellement intéressantes et nous montre des facettes du personnage que l'on ne connaissait pas. Passé cet "épilogue", on retombe devant une copie à peine déguisée du premier; un Riddick (en forme certes), des mercenaires et des bestiaux bien décidés à les bouffer jusqu'au dernier... Et franchement tout pareil hein, les bestioles attaquent dans le noir et on passe d'un cycle de jour à un cycle de nuit. Seule leur apparence à évoluée ainsi que la violence de leurs attaques, parsemées d'une bonne giclée de gore qui tâche qui fait du bien par ou il.. tâche justement. On a tout de même droit à quelques séquences plaçant notre féroce protagoniste en icône sans peur et sans pitié, balançant quelques punchlines bien senties qui sauront toucher les fans à coup sûr. Certains plans sont également assez impressionnant, servis par des effets spéciaux qui envoient du bois, et pas des bûchettes de 10 mais du parpaing en chêne massif (les chiens et surtout les créatures sont vraiment superbes..). Après, vous êtes prévenus; si vous préférez voir un film romantique, avec deux amoureux qui se déclarent leur flamme dans une voiture, partent en voyage aux confins du bonheur et scellent leur destin par des regards brûlants de désir et d'envie.. et bien restez dans la voiture, vous y serez bien mieux! "Riddick" se serait plutôt un film bourrin (mais qui s'assume), avec deux camps qui s'affrontent, tentent de survivre aux confins de l'univers et scellent leur destin à coup d'explosions ou de giclées de sang.. Voilà, ça c'est "Riddick". On notera tout de même quelques pirouettes scénaristiques qui le relieront directement avec "Pitch Black", ce qui est plutôt plaisant et la promesse d'une version Director's Cut en Blu-ray avec 30 minutes supplémentaires sur le passé du bonhomme.. Et ça, ben ça met quand même grave la gaule, même dans le noir entouré de bébêtes avec des dents (comptez-les... si vous comptez 2 dents et trente paires d'yeux, c'est plutôt que vous êtes enfermé dans un car du 3ème âge..). On déplorera tout de même que Twohy ai laissé de côté l'aspect "peur" du premier pour axer plus celui-ci sur le spectaculaire; on en prend pour notre argent, certes, mais on y perd quelque peu en intensité. Par contre le bougre tient toujours aussi bien une caméra et nous gratifie d'une belle réalisation, bien classieuse avec une photographie particulièrement réussie. Et puis je ne bouderais pas mon plaisir de retrouver Vin Diesel dans ce rôle qui lui va comme un gant et dont j'attendais la suite des aventures depuis si longtemps. Donc, en un mot comme en deux (qui commencent pareil et qui finissent pareil): miam miam!

"Riddick" est donc extrêmement similaire à "Pitch Black", l'horreur et la tension en moins, le spectaculaire en plus. On passe un très agréable moment (mais bien moins que celui des amoureux dans la voiture quand même...) et pour peu qu'on aime le personnage, on s'amuse beaucoup avec ses répliques toujours au petits oignons. Un bon actionner bien bourrin, digne représentant des gros films burnés des années 80 qui vous permettra de vous oxygéner le cerveau pendant deux heures. Mais inutile de dire qu'on attend le Director's Cut de pied fierme, la bave aux lèvres et un couteau entre les dents..
4s5

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