Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

3Nov/130

Critique: Graveyard disturbance – Lamberto Bava – 1987

graveyardSynopsis:
Une bande de cinq jeunes délurés décident de voler de la nourriture à un épicier pour s'amuser. Échappant à un barrage de police, ils se perdent dans une forêt et trouvent comme seul refuge une curieuse auberge... Le tenancier va alors leur proposer un curieux pari: si ils arrivent à passer une nuit dans une crypte, ils remporteront un inestimable trésor...

L'avis de David:
Fer de lance de feu La Cinq, et plus particulièrement de l'émission "Les Jeudis de l'angoisse" présentée par Sangria, ce "Graveyard Disturbance" aussi appelé "Une nuit au cimetière" chez nous est un nanar pur jus qui peut piquer fort les yeux si on ne le regarde pas avec de la nostalgie plein la musette.. Ben oui, il ne faut pas se leurrer, j'en avais gardé un souvenir ému car vu sur cette chaîne mythique et dans mon plus jeune âge. Parceque là franchement, l'effet n'est plus du tout le même. Rien qu'en s'arrêtant quelques instants sur le scénario, ça fait peur, mais pas pour les bonnes raisons.. Après un dangereux vol de saucisson dans une épicerie (tenue par Lamberto Bava lui même d'ailleurs.. ça économise un acteur..), toutes les polices d'Italie sont aux trousses de nos dangereux braqueurs (sic) et leur fuite les entraîne donc dans une auberge toute moisie avec pour patron une espèce de Terminator à l'oeil clignotant (personne ne s'en inquiétera...). Ils vont accepter de passer l'épreuve ultime: une nuit dans la crypte située juste sous l'auberge. Et là, le fort boyard du zombie peut commencer.. On enchaîne les pièces comme les stages d'un jeu vidéo avec une galerie de monstres tous plus nazes les uns que les autres. On passe du vampire plus occupé à forniquer plutôt qu'à égorger du chaland (et je vous parle même pas du maquillage tout pourri du truc... C'est simple, on a dû lui jeter un pot de latex à la tronche et lui planter des frites McDo solidifiées depuis une cinquantaine d'années en guise de chicots...) au couple bizarre en plein repas gastronomique (mention spéciale à leur rejeton, mélange de passe-partout et d'une bouse de vache avec cette fois deux potatoes pour les dents..), en passant par un pendu et des zombies tout décharnés (et pour une fois plutôt bien maquillés..); le menu vous fait saliver? Non? Ben c'est normal... Précisons dans la foulée que la séquence du repas monstrueux est tout de même la plus réussie... Ambiance glauque, maquillages efficaces, on se croirait presque dans un autre film l'espace d'un instant... On finira par une baston avec la mort en personne (enfin c'est à peu près ce que j'ai compris.. une tête de mort avec une faux, c'était bien ça le message?); enfin, baston, c'est pas un grand moment de MMA non plus hein.. Juste une course poursuite entre un spectre croisé avec une tortue à frein à main et des jeunes aussi malins qu'un troupeau de palourdes mortes sans coquilles. Du lourd. Une chose est sûre, avant de se lancer dans le visionnage, prévoir des accessoires obligatoires: les binouzes, les potes et l'indulgence... Surtout l'indulgence...

Bon, en un mot: "nanar".. en deux mots: "nanar nanar"... Mais alors pourquoi suis-je aussi indulgent sur la note finalement? Ben juste parceque comme je le disais au début de cette critique, le capital nostalgie a fonctionné à plein régime pour moi.. La Cinq, Sangria toussa, moi y a pas, ça m'interpelle quelque part. Et puis le tout est quand même bien généreux au final, même si c'est pas vraiment réussi.. Pour les autres, soit vous vous préparez à une bonne tranche de marrade involontaire, soit vous passez carrément votre chemin sous peine d'yeux qui piquent et de larmes de sang qui coulent.. Vous voilà prévenus.
2s5

Réactions
Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier