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17Nov/130

Critique: Hurlements – Joe Dante – 1981

hurlementsSynopsis:
Une journaliste télé très populaire (Dee Walace-Stone) décide de faire le reportage de sa vie en rencontrant un tueur en série particulièrement dangereux. Elle se rend au rendez-vous surveillée par la police mais craque en compagnie du tueur. Elle oubliera ce qui s'est passé juste avant qu'il ne soit abattu. Un célèbre psychanalyste va lui proposer une thérapie dans une colonie au milieu d'autres patients..

L'avis de David:
Voilà pour moi le tout meilleur film de loup-garous jamais réalisé, suivi de très près par le "Loup-Garou de Londres" de John Landis. Un pur joyau réalisé par un Joe Dante en pleine forme épaulé par le magicien des effets spéciaux Rob Bottin ("The Thing" de Carpenter entre autres..). Dès le début avec la rencontre entre Karen et Eddie Quist, l'ambiance glauque,étouffante, nous happe littéralement et plus le film avance moins cela semble s'arranger.. La découverte de la chambre de celui-ci en est un parfait exemple et nous offre une scène de flippe qui restera gravée dans ma mémoire de cinéphile. Dante réalise un véritable transfuge de l'équipe technique de son film précédent "Piranhas"; on sent la même envie de bien faire et surtout un véritable amour voué au cinéma de genre. Les acteurs ne sont pas en reste: Dee Walace-Stone ("Cujo") est parfaite dans le rôle de la journaliste traumatisée, Patrick MacNee ("Chapeau Melon et bottes de cuir") dans celui du psychiatre pas bien clair mais aussi John Carradine ou encore Roger Corman, producteur de "Piranhas", qui fait un petit caméo au début près des cabines téléphoniques. Du lourd et du culte. Impossible également de ne pas parler de la véritable prouesse du film: les effets spéciaux. Et là, c'est Rob Bottin qui s'y colle. Travaillant en parallèle avec Rick Backer (qui bossait sur "Le Loup-Garou de Londres" au même moment), les deux spécialistes ont pu partager certains "trucs" mais c'est "Hurlements" qui, sorti en premier sur les écrans, fut le premier film à proposer une transformation d'homme en loup aussi impressionnante (même si celle de Baker le sera encore plus car en pleine lumière et en plan large). On assiste à une véritable prouesse qui encore aujourd'hui parvient à scotcher tant elle parait réaliste (et voir ça sans les CGI dont on nous abreuve maintenant, ben c'est juste prodigieux). Surtout que les loups, au contraire du film de Landis, s'éloignent de l'aspect "ours" massif et arborent plutôt un aspect fin, racé; plus proches de ceux de "Dog Soldiers" par exemple. Bref, on ne va pas tourner cinquante fois autour du pot de chambre au risque d'inonder le parquet, ils sont à la fois sublimes et effrayants. On se retrouve au final avec un espèce de mix entre le slasher (tout le début et l'histoire d'Eddie Quist) et le film de Lycanthrope, ce qui fera toute son originalité et le démarquera de son excellent concurrent. Du glauque (la séquence du magasin porno au début est particulièrement dérangeante; même Dee Walace-Stone semble s'y sentir mal et le spectateur le ressent), des monstres et transformations ahurissantes, un final qui enchaîne les morceaux de bravoure.. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour que ce "Howling" devienne un véritable monument passé à la postérité. Attention par contre, toutes les suites produites suite au succès du film n'auront pas les mêmes honneurs, certaines flirtant carrément avec le Z le plus fendard (pour ne pas dire quasiment toutes)..

Une pure pépite que ce film de Joe Dante, se posant encore une fois en véritable amoureux du genre qu'il représente ici. Même si trente ans ont passé, la puissance des effets concoctés par Rob Bottin est toujours intacte et la gueule de nos amis Lycanthropes toujours aussi réussie. Un cocktail parfaitement dosé qui traverse les années sans prendre une ride ni perdre un poil, se plaçant sans efforts sur les plus hautes marches du podium de film de moumoutes qui font Grrrr.  A hurler de plaisir.
5s5

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