Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

28Déc/130

Critique: Amazonia la jungle blanche – Ruggero Deodato – 1985

amazoniaSynopsis:
Le colonel Brian Horne, supposé mort depuis des années, semble pourtant bien vivant et commanditer des séries de massacres sanglants dans la jungle Amazonienne. Fran et Mark, deux journalistes, décident de partir pour l'enfer vert afin d'essayer d'interviewer le colonel et par la même occasion de retrouver Tommy, un jeune homme disparu dans la jungle. Ils vont être témoins d’événements horribles dont ils n'auraient même pas imaginé la violence et qui vont constituer le reportage de leur vie...

L'avis de David:
Après "Cannibal Holocaust", Ruggero Deodato retourne une nouvelle fois dans l'enfer vert. Et je dois dire qu'il sait bien s'y prendre le bougre, tant le tout est diablement efficace. On peut dire qu'il n'a pas perdu la main et même 30 ans plus tard le film tient encore la route quand il s'agit de mettre un bon coup de pression. On retrouve deux trognes des années 80 à savoir Richard Lynch ("Panics") dans le rôle du colonel fou (que n'aurait pas renié un certain Kurtz..) et Michael Berryman ("La colline a des yeux") dans celui de son exécuteur en chef; ce dernier est toujours aussi impressionnant, jouant de son physique si particulier et donnant au rôle un côté sauvage tétanisant. Alors oui, le scénario ne vole pas plus haut qu'un hippopotame avec une hélice en carton, le reste des acteurs jouent comme des pelles sans manche mais ce n'est franchement pas ce qu'on est venu chercher ici.. Le plat principal est un tout petit peu plus épicé que la moyenne.. Pèle-mêle on aura des décapitations à la chaîne, des viols, des coupures diverses et variées et clou du spectacle, un écartèlement dans le sens de la longueur proprement ignoble qui n'a vraiment rien perdu de sa superbe.. A noter également une musique signée Claudio Simonetti (Goblin) bien punchy qui souligne à merveille les diverses séquences fortes et qui sonne bien eighties comme il faut. Attention cependant, ne vous méprenez pas.. Même si le scénario semble s'en approcher (les journalistes qui débarquent caméra à la main en pleine jungle..), nous ne sommes clairement pas ici devant un ersatz de "Cannibal Holocaust", que nenni. Exit le style documentaire, place à l'aventure, la série B par excellence, celle qui détend le slip un dimanche après-midi pluvieux, sauf qu'on a ajouté un peu de piment oiseau dans le slip... Et forcément ça pique un peu.. Le film est d'ailleurs tiré d'un script original de Wes Craven: "Marimba", les producteurs voulant au départ que Deodato réalise une suite directe à "Cannibal Holocaust". Celui-ci refusa et finit par tourner ce "Cut and Run" qui s'en éloigne assez franchement. Il semble qu'il existe même une "Extra Gory" version du film, le réalisateur ayant tourné de nouvelles scènes gores destinées principalement au Japon et aux pays Européens. Plusieurs séquences seraient donc plus longues, comme l'attaque du début ou le massacre dans le camp. Très difficile à vérifier, les dites séquences n'ayant même pas été doublées en Anglais; pour les amateurs/collectionneurs, le DVD édité par Anchor Bay semble abriter cette fameuse "Strong" version.. Si une bonne âme a visionné cette perle, qu'elle se fasse connaitre.. histoire d'éclairer notre loupiote..

De la verdure, des coups de machette, de l'érotisme et beaucoup de sang, voilà ce que nous propose Ruggero Deodato avec cette fausse suite de son précédent succès. Les amateurs de gore seront aux anges avec notamment une séquence inoubliable (l’écartèlement, vraiment un des pires jamais vu au cinéma..). Une bonne série B, bien emballée, qui n'ennuie jamais et qui trimbale quelques unes des plus belles trognes du cinéma bis (Lynch et Berryman ça décoiffe). Grimvalidé pour une soirée bien épicée (en un seul mot hein..).
3s5

Réactions
Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier