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7Fév/140

Critique: Beowulf – Graham Baker – 1999

beowulfSynopsis:
La terre vit désormais dans les ténèbres et l'obscurité. Traversant ce monde chaotique, un homme, Beowulf, fruit des amours entre le diable et une mortelle, combat le mal sous toutes ses formes. Il va s'attaquer à une terrible créature tapie dans les sous-sols d'une forteresse qui frappe sans relâche les habitants de la région...

L'avis de David:
L'idée de départ semblait plutôt bonne...  Allez, on va positiver.. Tout les éléments sont réunis pour une recette explosive et un cake aux crottes de nez de toute beauté: Christophe Lambert en pleine forme, le regard affirmé et multi-directionnel, doublé même quand il doit refaire les lacets de ses bottes sans lacets; Rhona Mitra en petite tenue;  des décors directement réalisés en papier toilette double densité; une musique techno qui vient enfin prouver que déjà à cette époque, David Ghetto faisait l'unanimité et surtout une créature finale en CGI complètement foirée qui me fait penser au petit garçon qui vient annoncer à sa maman qu'il venait d'apprendre à faire l'amour.. et qui lui dit que ça fait furieusement mal au cul.. Elles doivent avoir à peu de chose près la même tronche.. Bref, on est loin du poème dont le film est censé s'inspirer.. En fait, tout est question de point de vue.. Si vous partez avec l'envie de voir un bon film, partez tout court, par contre, si vous cherchez à bien vous marrer voir à vous bidonner comme des baleines, alors là vous êtes au bon endroit.. Les combats sont dignes d'un mauvais épisode de Bioman et il faut voir notre cri-cri national tenter de gesticuler comme il peut pour cacher sa doublure le mieux possible (les sauts périlleux en sont le meilleur exemple, surtout quand ils sont fait d'avant en arrière et inversement avec le seul appui sur une touche rewind par le monteur...). Les costumes, les décors, l’attirail, tout absolument tout sent des pieds et fait ressembler ce film à une parodie involontaire tellement mal réalisée que n'importe quel amateur de cinéma se risquerait à y perdre un œil... Et pis franchement, le fils du diable, il a vraiment besoin de tous ces gadgets miteux en polystyrène et de faire des sauts de cabri en permanence pendant les batailles? Sans déconner, moi je serais l'ennemi, j'attendrais qu'il ai fini de sauter partout et pendant qu'il fait une pause pour lâcher une peau de renard je lui tombe dessus sans crier gare. Vlan dans ses dents. Parcequ'en plus de ne servir à rien, les gadgets, ils envoient du lourd quand même: une épée géante d'au moins 1m70, le couteau horloge (couteau avec un minuteur qui ne sert à rien et qui finalement ne minute rien), le lance ferraille portatif, les bottes trampolines avant-arrière.. j'en passe et des meilleures. Et surtout, surtout, n'oublions pas cette image finale avec un château qui fume en arrière plan et qui résume à elle seule l'immensité du projet.. épique!

Impossible de ne pas se taper des barres en regardant cette purge intersidérale portée par un Christophe Lambert aussi expressif qu'une miche de pain pas cuite.. Pas de budget, pas d'idées et surtout pas de gout, voilà les ingrédients utilisés par Graham Baker pour concocter cette perle du nanardisme. Non vraiment, si un soir vous ne savez pas quoi faire, mangez plutôt un castor, au moins vous sauverez un arbre...
0s5


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