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4Avr/140

Critique: Maniac Cop – William Lustig – 1988

maniaccopSynopsis:
La ville de New-York est en proie à une terrible psychose. Une vague de meurtres extrêmement violents serait perpétrée par un policier en uniforme. Jack Forest, flic en service, est accusé à tort et tente avec sa partenaire Teresa de prouver son innocence. Il va se heurter au véritable meurtrier, un certain Matt Cordell, censé être mort lynché dans une prison d'état...

L'avis de David:
Huit ans après son premier coup de maître, le terrifiant "Maniac" avec Joe Spinell, William Lustig revient avec une nouvelle histoire de tueur fou mais cette fois-ci de l'autre côté de la barrière. Le tueur est cette fois identifié comme un membre de la police et sème la zizanie au sein de la population qui ne sait plus à quel sein se vouer. Nous sommes donc confrontés à un véritable golgoth (interprété par un Robert Z'Dar impressionnant), massif, explosant tout sur son passage. Une sorte de Jason Vorhees à Képi en somme. Animé par une soif de vengeance qui le rend impossible à arrêter, Matt Cordell fait payer la note et distribue du coup de matraque comme un lapin distribuerai les coups de reins. La partie "flashback" montrant son agression dans les douches de la prison de Sing-Sing fait froid dans le dos et est appuyée par une musique sifflée qui restera dans les mémoires (la glauquitude absolue). A part ça on est gratifié d'une belle brochette de trogne avec Bruce Campbell, Tom Atkins, Richard Roundtree ou encore Robert Z'Dar dans le rôle de l’équarrisseur aux gants blancs. Le film a un peu vieilli avec une réalisation légèrement aléatoire du père Lustig qui semble diriger ses acteurs en total freestyle sans trop se soucier des petits trous du scénario qui fragilisent encore un peu plus l'ensemble. Mais malgré cela, il se dégage de ce film un capital sympathie qui le rend réellement attachant. La nostalgie de cette bonne vieille époque ne doit pas être totalement étrangère à ce sentiment mais tout de même; ça reste un bon petit plaisir coupable.. Au rayon des petites joyeusetés qui ne font que passer on notera un caméo sympathique du sieur Sam Raimi dans le rôle d'un journaliste et même Lustig qui s'octroie un petit rôle de tenancier d'hôtel histoire de dire. La classe à Dallas. On a même le droit à quelques conneries involontaires comme ce petit doigt qui bouge sur un corps à la morgue (la première victime)... Et pourtant, la sauce prend quand même et la soupe reste goutûe, même avec quelques cheveux dedans (certains diront la perruque complète mais nous on dira que ce sont des mauvaises langues..). Robert Z'Dar reprendra d'ailleurs le tonfa par deux fois, respectivement dans "Maniac Cop 2" et "Maniac Cop 3, badge of silence" tout deux assez réussis également dans l'ensemble. Et je vous laisse imaginer ou il le colle la plupart du temps son gros bâton...

Série B sans prétention bien loin du désormais culte "Maniac" du même réalisateur, "Maniac Cop" fait plutôt figure de film du Samedi soir qu'on prendra plaisir à voir et revoir, un bon gros paquet de popcorn à la main, l'autre main sur le téléphone, prêt à composer le 17 et à tâter du bâton.Le truc alterne entre moments glauques (bien aidés par cette comptine sifflée par les détenus avant la mise à mort de Cordell..) et action débridée avec plus ou moins de bonheur.. Mais on ne peut pas lui en vouloir; déjà parcequ'il est balèze le Maniac Cop du titre et aussi.. ben c'est déjà pas mal non?
3s5


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