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15Sep/140

Critique: Mausoleum – Michael Dugan – 1983

Synopsis:
Durant l'enterrement de sa mère, une petite fille pénètre dans un mausolée. Elle tombe sous l'emprise d'un démon qui jetta un sort à tous les nouveaux nés de sa lignée. 20 ans plus tard, elle est heureuse et se marie avec un psychiatre. Mais peu à peu le malin va reprendre le dessus et semer la mort autour d'elle..

L'avis de David:
Voilà un fleuron des vidéos-clubs d'antan qui, rien qu'en visionnant l'affiche (sublime), aurait mis la gaule à un romain castré un tant soit peu adepte de nanar gore pur jus. Car le jus est bien là, rouge sang, et les relents de films d'horreur Italiens de l'époque aussi.. Bardé de récompenses (dont celle de la meilleure actrice pour Bobbie Breese) lors du festival du film fantastique de Paris, ce petit plaisir coupable surfe sur la vague du film de possession avec un second degré et une passion du genre qui fait plaisir à voir. Car oui, si le film est bardé de défauts, il est aussi tellement généreux que son visionnage n'en est que plus agréable. Dès le début, lorsque Susan pénètre dans le fameux mausolée (et pas l'inverse, même si ça aurait pu et qu'on a le choix dans la date..), tout est réuni pour nous chatouiller les rétines et nous faire penser à ce cinéma transalpin qu'on adore ici à Grim. Éclairs qui déchirent le ciel, bruits bizarres, ombres menaçantes, éclairages dans le ton.. L'ambiance est posée e on est bien! Le classicisme reprend pourtant bien vite ses droits et rien ne fera réellement décoller cette histoire simplette plus haut qu'une coccinelle avec deux sacs de voyage, hormis quelques débordements gores bien visqueux et une créature qui nous gratifiera de plusieurs apparitions hautes en couleur. Quelques fautes de goût ça et là (la femme de ménage ivrogne et blagueuse façon Cosby Show, et sa petite musique pour souligner les vannes..) mais aussi un démon déterminé sous les traits de Bobbie Breese, en nuisette pendant les trois quarts du film (les plus vicieux seront servis), usant de ses charmes pour attirer quelques bonnes âmes dans ses filets. Et la pêche est plutôt bonne! John Carl Buechler (Vendredi 13 7, Hatchet, Re-Animator...) s'en donne à cœur joie avec des mises à mort toutes plus graphiques les unes que les autres: empalement violent (mais vraiment, violent... visez la taille du pique..), femme décollée du sol et ouverte en deux (une séquence souvent censurée qu'on retrouvera en intégralité sur la VHS SVP), poitrine arrachée, visage lacéré, démon patibulaire mais presque avec seins qui se transforment en monstres dévoreurs de chair (oui oui, le silicone était vraiment frelaté pour le coup..), j'en passe et des meilleures. Alors certes, le tout fait parfois trop grand guignol, frisant allègrement avec le nanar (le monstre final fait tantôt peur, tantôt rire.. ou l'inverse..) mais bon dieu (ou diable..), on nous donne ce qu'on était venu chercher: du sang, des tripes et du bon temps...

Un bon petit film d'une période bénie qui en a vu défiler un bon paquet.. Ce "Mausoleum" mérite amplement sa sulfureuse réputation vidéo-clubesque et provoquera une poussée de béatitude chez l'amateur de nanar à tendance ravioli. Un plat copieux et léger à la fois, qui vous fera passer un bien agréable moment horrifique. Attention, vous avez encore un peu de sauce tomate au coin de la bouche...
3s5


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