Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

3Fév/150

Critique: L’aube des Zombies – Frank Agrama – 1981

dawnmummySynopsis:
Un photographe de mode et ses mannequins (sic) arrivent sur le site de la pyramide de Khéops afin de satisfaire un besoin de photos exotiques. Ils tombent par un malencontreux hasard sur une bande de pilleurs de tombes ayant mis à jour un trésor inestimable. La momie du coin, très attachée à son patrimoine, va alors se réveiller et lâcher (non, pas un pet..) une armée de morts-vivants sanguinaires aux trousses de notre joyeuse équipe..

L'avis de David:
Vous la sentez arriver la poilade? Non parce que même toute sèche, notre momie du titre en a encore plein les dessous de bras. Nous voilà donc devant une production comme il en fleurissait tant durant nos chers années 80: des zombies, du gore, des acteurs jouant comme des enclumes de forgeron et une ambiance qui tire vers le Z en quasi permanence. Le bonheur quoi! Bon, ne nous enflammons pas (surtout que la momie et ses bandelettes, ben elle apprécierai pas..), avant que le machin ne devienne un tant soit peu intéressant, il va falloir se cogner une bonne heure et quart de vide intersidéral, de répliques toutes plus nanardes et connes les unes que les autres, de scènes quasi surréalistes (la déclaration d'amour au coin du feu vaut tous les "voisins/voisines" de la planète.. les connaisseurs apprécieront..) et de plans tous plus foirés les uns que les autres. Ajoutez à cela des figurants égyptiens qui usent et abusent d'un humour complètement à la ramasse (affublés en plus de ça d'un accent caricatural au possible sur la VF) et vous obtenez la recette de l'arrachage de l’œil au gros sel; ouch.. Heureusement, le dernier quart d'heure rattrape la donne avec tout d'abord une séquence qui nous fait dire que le réalisateur a du tout donner à ce moment là: les zombies réveillés par la méchante momo (on l'imagine bien sur le moment lâcher un "puisque vous m'embêtez j'appelle ma bande!"..arf..Comprenne qui pourra.. ) sortent lentement du sable sur fond de lever de soleil avec une classe peu commune. Une séquence qui aurait pu nous faire penser à "L’abîme des morts-vivants" de Jess Franco, en tout cas à sa couverture de l'époque. Classe. Et pour le coup, ces dernières minutes envoient du pâté de campagne et se rapprochent de ce que l'on avait l'habitude de voir chez les ténors italiens du genre ( on pense évidemment au regretté Lucio Fulci ): du gore et de la tripaille à profusion. Nos joyeux drilles ( je parle des zombies ) arrachent des cous, des cervelles (quand ils en trouvent..), explosent des crânes, sortent les entrailles de tout ceux qu'ils croisent dans une bonne humeur et un bordel ambiant communicatifs. Ça se lâche comme un pet (placé pour la seconde fois) et ça fait du bien (...comme un pet; troisième..). Comme si la momie avait été constipée pendant quelques milliers d'années et que d'un coup.. Libération.. (en même temps là le pet aurait été opportun..). On est pas dans le caca tiens.. Ou plutôt si, mais on y est bien...

Vous l'aurez compris, "Dawn of the mummy" est un nanar qui surfait sur les canons de l'époque; "L'enfer des Zombies" de Fulci et le "Zombie" de Romero ne sont pas vraiment ses modèles mais "Zombi Holocaust" ou "Zombi 4" s'en rapprocheraient déjà beaucoup plus.. Un truc à voir prévenu, si possible avec des potes et une bonne quantité d'alcool dans le sang. Et puis c'est bien connu, les momies sont toujours toutes seules mais pourtant se déplacent en bande.. Plus on est de fous plus on rit..
1s5


Réactions
Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier