Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

3Fév/150

Critique: Le tueur du Vendredi – Steve Miner – 1981

friday2Synopsis:
Alors qu'on le pensait noyé au fond du lac de Crystal Lake, Jason, le fils de Pamela Vorhees, revient afin de se venger du sort réservé à sa très chère mère. Après s'être occupé de la seule survivante de la première tuerie, il massacre un par un les campeurs s'aventurant sur son domaine..

L'avis de David:
La toute première apparition de notre Boogeyman préféré, j'ai nommé le bien aimé Jason. Rien que ça ça donne envie de faire de la prose.. Y a pas, chez Grim on peut être des vrais poètes; parler de prout et juste après faire pouet (va falloir lire à voix haute pour tout bien apprécier partout..). Que dire à part que cette critique m'inspire, comme l'air froid et putride que Jason respire. Se déroulant juste après le meurtre de Pamela, Alice aurait mieux fait de se faire une tartine de Nutella. Seule chez elle par une nuit bien noire, Jason s'invita en se cachant dans une armoire. Après lui avoir gentiment déboîté la tête, il repartit dans ses bois pour aller faire la fête. Mais la ré-ouverture prochaine du camp sanglant de Crystal Lake, lui donna l'envie subite de se tailler un steak. Et quoi de mieux pour accompagner sa viande, que des pommes de terre au sel de Guerande. Affublé du sac de ces dernières, il sortit enfin de sa tanière. Les jeunes campeurs aux mœurs légères et à la libido débridée, vont prendre les coups de machette d'un Jason sacrément énervé. Bon, j'arrête les rimes pourries, j'ai carrément l'impression d'avoir perdu en chemin la moitié de mon auditoire.. Incultes.. Merde, l'autre partie se barre... Attendez j'ai pas fini; je vous ai dit que c'est Steve Miner (auteur de l'excellentissime "House" et du "Tueur du Vendredi 2" entre autres) qui s'y colle et remplace Sean S. Cunningham à la réalisation? Et il le fait plutôt bien le bougre; c'est carré et ça se suit sans déplaisir aucun. Au rayon des réclamations on pourrait trouver que le tout est un petit peu trop timide (surtout par rapport aux déferlements gores de Tom Savini dans le premier volet) mais il faut savoir que près d'une minute de meurtres a été coupée afin d'éviter la classification X de l'époque (et une petite scène de nu frontal de Marta Kober aussi, un détail..); Jason y apparaît jeune et très en forme (mais sans son cultissime masque de Hockey qu'il ne trouvera que dans le 3ème épisode) et on a même droit de jeter un œil à son joli visage l'espace de quelques instants (et il aurait pu le garder, l’œil, tant les siens sont moches...). Les meurtres, même si ils auraient gagnés à être plus graphiques, sont tout de même bien pervers et surtout très violents; on peut d'ailleurs discerner une propension à l'amélioration. Jason, dont c'est la première apparition je le rappelle, apprend, prends de l'XP et améliorera sa technique tout au long de sa carrière. Des débuts prometteurs en tout cas (la machette plantée dans la tête d'un handicapé en fauteuil vaut le détour).Une suite dispensable donc, mais culte, puis qu’instigatrice d'une saga restée depuis dans les annales (oui, j'ai bien mis deux 'n') et un excellent souvenir de vidéo-club.

Pas une once d'originalité (mise à part l'arrivée de Jason bien sûr) dans cette suite clairement réalisée pour engranger des brouzoufs (le film a rapporté 21 millions de dollars pour un coût d'à peine 1) mais on ne peut s'empêcher de la trouver sympathique quand même. C'est bien réalisé, bien emballé, et ça pose les bases de tout ce qui viendra ensuite. Une bonne petite série B d'horreur comme on savait bien les faire à cette époque qui vous fera passer un agréable moment le pop corn à la main. Jason est né, vive Jason...
3s5


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