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10Fév/151

Critique: Le fils de Chucky – Don Mancini – 2004

filsdechuckySynopsis:
Glenn est une poupée vivante malheureuse et exploitée dans un cirque de seconde zone. Tombant par hasard sur une vidéo présentant la sortie prochaine d'un film d'horreur sur Chucky la poupée de sang, il saisit l'occasion d'enfin rencontrer ses vrais parents. Il s'enfuit de son enfer bien décidé à rendre la vie à Chuck et Tiffany et à enfin profiter d'une vraie famille pleine d'amour. Sa déconvenue va être immense tant l'accueil réservé par le couple infernal va s'avérer bien moins chaleureux que ce qu'il avait pu imaginer...

L'avis de David:
Quel bonheur de retrouver un épisode de la vie de notre poupée favorite surtout quand il ne se prend pas du tout au sérieux et flirte en permanence avec la bienséance pour le bonheur de nos zygomatiques. Un bonheur déjà amorcé avec la précédente suite "La fiancée de Chucky" menée de main de maître par un Ronny Yu décidément bien en forme. Cette fois c'est Don Mancini himself ( le scénariste et créateur de Chucky) qui s'y colle et autant dire qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère! Il nous gratifie d'une péloche en forme de parodie au vitriol, véritable soude caustique mettant à mal tous les standards du cinéma d'horreur habituels.. Et pas que.. Tout commence par un générique reprenant celui de "Allo maman, ici bébé" dans lequel on peut voir les petits spermatozoïdes en plastique de notre avorton se frayer un chemin jusqu'au Graal, et concevoir de ce fait le fiston du titre. Fiston particulièrement gratiné, dont on ne déterminera jamais véritablement le sexe, coincé entre le pantin fleur bleue et le psychopathe sanguinaire; de grands yeux expressifs, une tignasse rousse hirsute et une bouche qui parviendrait même à détourner un piranha d'un French-Kiss, la classe internationale.. Ses parents fraîchement réveillés, ceux-ci vont s'évertuer à faire son éducation, le tout sur fond de film dans le film (avec Jennifer Tilly jouant ici son propre rôle..) et en égratignant le plus possible tout ce qui passe.. Il faut voir Chucky, braquemart à la main, tenter de récolter sa semence pour Tiffany, celle-ci improvisant une insémination à la pipette des plus glauque.. Dans une autre séquence, notre poupée folle va croiser la route d'une certaine Britney, avant de l'envoyer dans le décor en la traitant purement et simplement de salope.. Et si il n'y avait que ça; les références pleuvent: on citera pèle-mêle "Shining" (la jaquette du film en est d'ailleurs le parfait exemple), "Body double" de De Palma ou encore "Glen or Glenda" de Ed Wood. Tout le monde en prend pour son grade, Tony Gardner (spécialiste en effets spéciaux) jouant son propre rôle jusqu'à en perdre la tête, ou encore John Waters campant un paparazzi qui finira brûlé par l'acidité de son ton habituel.. Ajoutez à cela une grosse pincée de gore (les meurtres perpétrés par le couple sont parmi les plus violents et sanglants de la série; voir celui de l'assistante de Jennifer, juste énorme..), une plâtrée de vannes du tonnerre ("Aussi sérieux qu'un cancer..") et vous obtenez un mélange complètement fou qui colle une banane pas possible. Don Mancini nous offre ici un melting pot de ce qui pouvait arriver de mieux à la série, plongeant ses spectateurs dans une euphorie communicative. Certes, le film a tout de même quelques défauts.. C'est tellement tout fou que ça peut paraître indigeste, on peut facilement passer à côté de plusieurs niveaux d'humour si on n'est pas fin connaisseur et surtout le ton de la comédie adopté pourrait désarçonner les fans de la première heure  mais qu'importe.. Le spectacle est là, accompagné de la bonne humeur et du panache qui commençait à manquer cruellement aux volets précédents.

Le fils de Chucky est une excellente surprise pour peu qu'on se laisse embarquer et qu'on soit enclin à subir une bonne rasade d'un méchant délire qui n'épargne rien ni personne. Du fun donc, beaucoup, mais aussi quelques grammes de finesse qu'il va falloir déceler tant cet opus regorge de clins d’œils et d’hommages que seuls les plus aguerris pourront percevoir dans leur intégralité. Chuck is back for business! And it's fun!
4s5


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