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11Fév/150

Critique: Le tueur du vendredi 2 – Steve Miner – 1982

vendredi133Synopsis:
Une journée après la terrible tragédie qui a de nouveau touché le camp de Crystal Lake, Jason se remet en chasse. Chris, une jeune femme ayant passé sa jeunesse dans le coin, se remet doucement d'une terrifiante rencontre qu'elle avait fait dans les bois et décide de retourner sur les lieux afin d'exorciser sa peur. Mais ce qu'elle va devoir affronter sera bien plus terrible encore que ce qu'elle pouvait imaginer...

L'avis de David:
Voilà l'exemple type de la suite directe qui semble ne rien apporter (mis à part quelques brouzoufs à ses producteurs) et qui pourtant va se révéler bien plus sympa que prévue. "Meurtres en trois dimensions" (son second titre d'exploitation Français) ajoute donc des lunettes rouges et bleues sur la tronche des spectateurs (nous donc si vous suivez..) et tente de surfer encore un peu plus sur le succès de la franchise dégoulinante instaurée par Sean S. Cunningham. Steve Miner rechausse une nouvelle fois la caméra et le bougre doit commencer à être bien chaud parce qu’il parvient à faire beaucoup mieux que le précédent volet. Jason est donc de retour, les jeunes crétins à poils durs aussi, tout semble réunit pour nous offrir de savoureux coups de machette. Et des coups de machette il va y en avoir.. Le film aligne quelques moments gores sympatoches, même si encore une fois les puristes trouveront ça bien trop timide; seuls quelques plans font un peu tâche, sûrement destinés à l'exploitation en 3D du film (l’œil qui sort de l'orbite d'un protagoniste et qui jaillit dans l'écran.. rattaché par un fil de fer bien voyant..) mais dans l'ensemble on atteint un bon niveau. Mention spéciale au gars proprement "macheté" alors qu'il était en train de faire le poirier pour épater sa belle; le coup semble tellement violent qu'il arrive à faire mal par procuration (les bijoux de famille ont dû être sacrément divisés..), ça c'est du coup de poignet! A noter que la scène fut censurée (une habitude avec cette franchise) comme pas mal d'autres afin d'éviter la classification X. A l'origine, le pauvre Andy voyait son entrejambe véritablement découpée et une partie de ses entrailles tomber au sol (son estomac me glisse t'on dans l'oreillette); Vera ou encore Debbie ont également vu leur dernier souffle écourté de la même manière (trop de sang qui coule parait-il).. Une fin alternative fut également tournée avec une décapitation à la machette de l’héroïne du plus bel effet.. Au rayon du culte on notera que c'est dans cet épisode que Jason trouvera son fameux masque de Hockey (rien que ça), masque qui ne le quittera plus durant un bon paquet de suites et qui deviendra son fond de commerce. On va tout de même évoquer quelques points qui fâchent, par principe.. Tout d'abord, le film est censé se passer 24 heures après le second; et ben je sais pas à quoi il carbure le Jason, mais ses céréales devaient être chargées en Plutonium.. En une journée il passe d'un sac à patates de corpulence moyenne à un hockeyeur trapéziste armoire à glace de 10 ans son aîné. Et on ne parlera pas de sa tignasse, totalement disparue.. Y a pas, les coiffeurs sont au top dans les bois (ou au pire il a pu trouver une prise pour brancher la tondueuse).. Sinon certaines répliques sont à tomber ("Non tu ne peux pas être vivant!" ou encore "Hey, le van est en feu.."), épique. Donc, si on devait résumer: des meurtres violents et abruptes, un Jason massif (joué par le trapéziste Richard Brooker) et en pleine forme, des scènes devenues cultes, un scénario et des dialogues cons comme la lune.. Mais c'est qu'on tiendrait un des meilleurs épisodes de la série dites donc!

Ce troisième volet bourré de charme est un plus qu’honnête slasher réalisé par un bon artisan en la matière. C'est suffisamment con et généreux pour vous faire passer un bon moment. L'argument de la 3D est de nos jours plus que négligeable mais pour le reste le contrat est rempli. Des meurtres bruts de décoffrage, un Jason en grande forme et un je ne sais quoi qui attire la sympathie. La nostalgie ne doit pas y être totalement étrangère, mais qu'importe, ne boudons pas notre plaisir devant cet épisode haut en couleur et instigateur d'un look passé depuis à la postérité.
3s5


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