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24Août/150

Critique: Let us Prey – Brian O’Malley – 2015

letuspreySynopsis:
Dans la petite ville d'Inveree, un mystérieux homme débarque avec une horde de corbeaux. L'agent Rachel qui se rend au commissariat pour son premier soir de boulot, traverse la rue et voit l'homme en plein milieu de la route. Au meme moment, un jeune déboule avec sa voiture et perd les pédales (enfin surtout le frein), percutant de plein fouet le quidam. Aussitôt elle l'interpelle mais le corps s'est volatilisé. Qu'a t'il bien pu se passer ? Un pouvoir surnaturel ? Un énième super-héro à plumes moisi ? Un danseur de cabaret magicien à ses heures perdues ? Allons voir ça de plus près...

mikeL'avis de Mike:
Arrivé au poste, le sergent MacGready reconnaît instantanément le jeune homme qui est bien connu du commissariat; un endroit familier ou il a visiblement déjà séjourné plusieurs fois (quand on aime, on ne compte pas). Rachel rapporte son témoignage au sergent pour lancer une recherche de la victime. Il appelle alors ses collègues en renfort dans une voiture de patrouille, sans savoir qu'il les dérange légèrement.  C'est là que le mot partenaire prend tout son sens : l'officier Mundie (magnifique eurasienne) est déjà sur une affaire juteuse, à cheval sur l'officier Warnock (quelconque, voir moche) elle ne tarde pas à lui soutirer des aveux de plaisir; bref, elle domine la situation... Très sympa. La petite affaire conclue, ils partent en chasse de l'homme toujours mystérieux à ce stade. Identification et paperasse faite du jeune (plus connu via le surnom de "Caesar") celui-ci est conduit au sous sol, et fait connaissance avec un pensionnaire nommé Ralf. Un charismatique qui croit avoir tout compris sur tout (à ce stade, il a raison.. Ouais ouais). A l’étage notre duo de charme vient de retrouver l'homme miraculé, presque comme neuf, quelques égratignures ça et la.. Ils décident quand même de faire venir le médecin histoire de soigner ces petits bobos. Des recherches sont faites et grâce aux empreintes digitales l'on découvre qu'Alexander (de son vrai nom), est décédé en 1983 mais se porte très bien en 2015... Comme quoi. Lorsque qu'il lui prodigue les premier soins, un flash traverse l'esprit du docteur. Il s'aperçoit que l'homme en face de lui sait déjà tout de sa personne mais surtout que le docteur renferme en lui un secret tellement inavouable qu'il tente de le tuer sur le champ pour en sceller la révélation à tout jamais. Les policiers interviennent avant l’inévitable et décident de mettre le docteur et l'homme aux oiseaux en cage (sic). De plus, chacune des personnes au sein de ce commissariat a quelque chose à se reprocher. Soyons clair, on joue tous un rôle et on a des casseroles au cul, mais pour eux, c'est carrément des lessiveuses pleines a ras-bord et je suis gentil. Mundie et Warnock repartent en intervention fouiller le domicile du docteur et ne tardent pas à être horrifiés de leur découverte : ses enfants et sa femme ont comme qui dirait été totalement massacrés avec une violence et une rage inouïe. Quelques morceaux dans le frigo, certains par terre, bref ça va être coton pour nettoyer tout ce foutoir. Le docteur cache bien son jeu derrière son allure de petit mec à lunettes sympatoche. C'est vrai que des fois certains disent "je le tuerai ce gosse", bah... lui la rigolade c'est pas son truc, il l'a fait et salement; y'en a partout ! Au commissariat, tous comprennent qu'Alexander (Six) a des dossiers sur tout le monde et que les fameuses casseroles, il est temps de les ouvrir; dixit: "Que le prix de nos péchés se paye dans le sang". Ils vont prendre conscience peu à peu qu'ils ne sont plus dans un simple commissariat mais bel et bien dans l'antichambre de l'enfer.  Voilà je m’arrête la et vous laisse découvrir la suite de ce très bon film Britannique, d'un réalisateur de courts qui propulse en long celui ci; essai transformé! Il n'y a pas de gore pur, quelques effets tout au plus; j'en serais presque à quémander une version Uncut. Alexendrer renommé avec le numéro de sa cellule ("Six"), campé par Liam Cunningham ("Game of thrones"/"Strike Back") reste tout du long énigmatique, ne parlant que d'ancien testament et autres truc bibliques/mystiques avec son petit calepin. Il confine tout, avec un flegme à toute épreuves, distillant par l’intermédiaire de ses "flash" la vengeance à venir livrée avec accusé de réception. Un torrent d'horreur va en découler crescendo : le prix à payer du passé pour vaguement obtenir la rédemption.

"Let us prey" n'est pas un film d'horreur à part entière, mais le mix de violence et de vengeance le rend très agréable et lui permet de largement ternir le distance. L'icône des corbeaux à la "Six Feet Under" renforce l'aspect de mort et de sentence le tout basculant dans le malsain dès le début. Je le conseille fortement, ne m'attendant pas à ce qu'il soit de ce niveau; agréable surprise. Une très bonne petite péloche donc. On dit qu'un battement d'ailes de papillon à Pékin emmène la tempête à New York (ou Sarcelles, au choix). Ok, c'est tout mignon un papillon, mais un grand coup d'ailes de corbac, et v'la le méga bordel. Pour vous faire une idée, la BA et les infos c'est là : http://www.letuspreymovie.com/
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