Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

28Août/150

Critique: Les ruines – Carter Smith – 2008

lesruinesSynopsis:
Quatre jeunes en vacances se la coulent douce et roucoulent. Près de la piscine, ils font la connaissance d'un Allemand qui leur propose la visite d'un temple Maya dans un lieu pittoresque. Et pourtant c'est pas faute de le dire assez souvent : Avant d'aller quelque part il faut toujours consulter les avis Tripadvisor.. Sinon après, il ne faut pas venir se plaindre...

mikeL'avis de Mike:
Le groupe arrive en taxi dans le fin fond de nul part, un lieu perdu arboré et orné d'une végétation luxuriante, sans hydrocarbures (sic), mais où l'on sent tout de suite que le dernier 4G flambant neuf ne sera d'aucune utilité. Ils aperçoivent deux enfants au loin et s'engouffrent en pleine forêt pour un mini trekking qui va les emmener rapidement à un temple maya jonché de magnifiques plantes grimpantes aux feuilles semblables à du lierre mais avec une fleur rouge. A peine le temps de reprendre leur souffle, un type à cheval débarque tout excité avec sa ribambelle de potes qui le suit. On s’aperçoit de suite qu'il a surement dû mâchouiller trop de feuilles de coca dans la journée, ou y'a un truc qu'est pas passer à midi.. Bref, il est nerveux, tellement qu'il flingue l'un des six jeunes juste comme ça; celui dont je n'avais pas parlé puisqu'ils étaient quatre au début (+ l'Allemand) mais finalement c'est pas grave, il n’était d'aucune utilité. Bref, ça chamboule tout. Pris de panique, les cinq se mettent à crapahuter au sommet du temple/pyramide (je sais pas trop comment ça s’appelle en fait). Ils découvrent alors un bivouac abandonné, des tentes vides, pas âme qui vive mais au moins ils surplombent la forêt (contemplant au passage un paysage magique). Ils essaient donc d'appeler des secours car les loustic en bas ont tous l'air d'avoir graillé le même truc le midi.. Rappelez moi au fait ce que j'avais dit au sujet des portables tout à l'heure ? C'est bibi qu'avait raison ! L'allemand décide de trouver une issue de secours en descendant au fond d'un puits avec un treuil artisanal mais malheureusement la corde casse. Il descend plus vite que la musique et l'instrument se casse, comprenez le gars est en vrac. Seconde tentative, une des filles le rejoins et évalue vite les dégâts en voyant le gars et se dit que même avec un bon chiropracteur, ça va pas suffire (par contre ce sera un winner aux osselets). Cédant à la panique, l'autre fille restée au sommet redescend par l'accès principal afin de tenter un dialogue avec les gars du bas (ou fumer un calumet de la paix). L'un des gars l'accompagne mais rien n'y fait, la digestion ne s'est toujours pas faite, la fille s’énerve, envoie une touffe de lierre malencontreusement sur un enfant, et là, toujours la même réaction du chef: il met en joue l'enfant et l'abat. A compter de ce moment, un autre ton est donné au film et à ma critique par la même occasion; je range mes blagounettes à deux balles car lorsque les deux remontent, une ambiance survival désespérée va se poser, imprégner totalement le film, l'engluer. Les filles arrivent à remonter l'estropié avec un brancard de fortune, la nuit tombe, le groupe va squatter les tentes à l'abandon. En essayant de ne pas trop spoiler, au petit matin l'une des filles se réveille et ressent une forte envie de se gratter au niveau de la jambe. Elle retire le drap et découvre des plantes grimpantes qui ont transpercé la chair pour continuer leur croissance en elle (c'est franchement gerbant). L'image du gars qui doit tirer fortement pour extraire ces espèces de lianes ensanglantées (tellement elles se sont incrustées profondément) avec les hurlements de douleur de la demoiselle c'est vraiment crade. Je ne vais plus trop en dévoiler si ce n'est que les filles vont redescendre dans le puits car elles ont entendu une sonnerie de téléphone.. Téléphone il y a, mais cassé depuis des années avec un macchabée qui le tient bien fermement. Elles vont se retrouver nez à nez avec les jolies fleurs rouges qui imitent le bruit de la sonnerie. Croyant avoir vécu le pire en bas, c'est au fond du puits qu'elles vont s’apercevoir que ce n'est qu'un début. La menace tant redoutée ne vient finalement pas des bargeots mais de ces jolies fleurs qui ornent le temple (qui les confinent et les prends au piège). Elles n'ont qu'une envie c'est de s’insérer en eux. Je rajouterai juste que l'on souffre des cris d'agonie d'un des gars qui va se retrouver ligoté des jambes, et en désespoir de cause, "réparé" par ses amis de façon barbare avec les instrument du bord.. Une poêle à frire, je vous laisse imaginer...

Terrifiant, machiavélique, gore, crade, immonde, c'est un chapelet d'adjectifs qui caractérisent bien ce "Ruines" labellisé "film d'horreur", et qui en est un vrai. Sa vision laisse un goût amer dans la bouche qu'il est difficile de faire disparaître. Un flot de souffrance et de désespoir vous contaminent du début à la fin. Lors de vos prochaines nuits, cauchemar assuré pour ceux qui souffrent déjà de phobies de toutes sortes. Personnellement, une fantastique découverte. Rarement un film m'aura dégoûté à ce point. C'est en tout cas ce que je voulais vous faire vivre dans cette critique avec mon changement de cap soulignant un début délirant qui bascule dans le dégueulasse (c'est du vécu). Pour ma part, la prochaine fois que je tonds la pelouse, je ne suis plus prêt à regarder les mauvaises herbes d'un bon œil.
5s5


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