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8Sep/150

Critique: Blood Lake – James Cullen Bressack – 2014

bloodlakeSynopsis:
"Geeeeerraaaaaarrrd !! Passe moi l’épuisette, Vite, j'en tiens un beau !!" Mais ?? C'est quoi ??  Qu'est ce que c'est que ce truc ??? Je crois que c'est un "Blood Lake: Attack of the Killer Lampreys" Beurk, rejette moi ça à l'eau tout suite... Ou "Pourquoi faire un synopsis quand y a pas de film ?" dixit Gerard qui s'essuie le front avec son t-shirt crade.

L'avis de Mike:
mikeOh ça va ! J'aime pas être méchant. Si je le suis, c'est qu'on m'y a poussé. Justement ce bijou, émeraude, 7ème merveille du monde (et mon cul sur la commode) m'aura bien forcé la main. Alors, "Les lamproies" ou "pétromyzontides" (Petromyzontida) forment une classe de poissons sans mâchoires mobiles selon Wikipédia.. Passionnant non? Un film qui réclame Wiki d'entrée ça va me plaire. Ma description en tant qu'expert "taquineur de gougeons et pêche au gros" (sans citer d’espèces, ni polémiquer à propos de la surpopulation de morues) viserait plutôt un bout de plastique, genre anguille visqueuse avec des dents (je m'adresse aux fans inconditionnels de la chaîne "Chasse et Pêche" bien évidemment). Gerard, un de mes nombreux amis imaginaires, acquiesce, c'est déjà ça (tout en se grattant l'entre-jambe en bon gentleman qu'il est). Pour la petite histoire c'est sur les conseils d'un autre véritable ami, David (ze Boss de Grim, ou The Big "D"), que je me retrouve avec ce cadeau empoisonné. Et puis ce titre ! Pouvait pas faire encore plus long (PS de David: je l'ai d'ailleurs amputé pour sauver la présentation de l'article.. sinon ça aurait été: "Blood Lake: Attack of the Killer Lampreys"..). Gérard s'impatiente : "parle z'y du film, vas-y".. Oui, oui, ça arrive. Au générique : Shannen Doherty (bon, c'est pas beau de vieillir) et Christopher Lloyd (lui c'est pas grave, y a 30 ans il faisait déjà vieux mais voyageait dans le temps, comme quoi, il avait tout bon depuis le début). Si j’étais méchant, je dirais que ce film est une sorte de cimetière des éléphants, mais ce serait cru et inapproprié... Bon, Je vais tout de même continuer, j'ai pas envie d'avoir des remords, c'est chiant et j'ai pas le temps pour ça. Gardons le fil de l'histoire, sinon Gerard va zapper et ce serait bien dommage. Alors y a un lac avec des Lamproies, l’endroit à l'air sympa, peut être pas pour faire un pique-nique, mais pour un jogging, ça le ferait bien et les bébêtes ont décidé, comme ça, on ne sait pas pourquoi, de bouffer tout le monde. Je le dis tout le temps, que ce soit dans "Les Ruines", "Lake Placid" ou celui ci, la nature est hostile envers l'homme qui lui offre pourtant toute son attention (où vous mettez les pieds) et son amour (sic)... Ce film renferme un avantage incontestable : si vous possédez une vessie faiblarde, pas la peine de mettre en pause et de courir aux toilettes, prenez votre temps.. (c'est ça l'avantage car il n'y a rien à louper). Sinon faites comme moi, laissez vagabonder votre esprit. Gerard s'emballe : "dis z'y qu'y a d'la meuf !" le tout accompagné avec raffinement d'une flatulence incontrôlée. Il fut un temps ou Gerard était homme de bon goût mais là, ça vire "égout" ! D’ailleurs, c'est grâce à ce stratagème que les Lamproies ont décidé comme des grandes de partir à l'invasion de la ville. Ça change rien, ça ne rendra pas le film "meilleur", mais une lamproie quand ça a un truc en tête, ça l'a pas ailleurs (quoique Doc va le sentir passer). C'est comme moi, j'avais envie... de finir le niveau 298 de Candy Crush Saga, nickel et sans perdre une miette de cette chienlit.. Zut, j'ai déjà fait la conclusion. On aurait pu espérer que par magie, la créativité et le génie humain se soient emparés du film à un moment, au moins il y aurait eu matière à développer une petite entreprise de Sushi à la Lamproie (avec du wasabi, miam..); des perspectives de croissance à deux chiffres.. Dommage. A la place, ils restent tous là comme des cons à se faire bouffer la tronche.. Bizarre comme stratégie. Mais tout ça, c’était avant l'introduction (si je puis me permettre) de Mademoiselle Ellen (Susie Abromeit). D'un coup (quelle finesse), le prestige s'empare de ce navet qui me prend le choux... Le charisme de cette voisine, enchante le mari de Shannen (elle beaucoup moins, et après on viendra me parler de féminisme), un Ranger genre "eau et forêt", ou "bébêtes et nénuphar". Voilà, voilà, je pourrais vous tenir en haleine encore longtemps ou vous parler de celle de Gerard (qui est déjà parti faire la sieste, ce que je conçoit aisément). Je pourrais aussi vous dire que ce film distille ou alambique un message écologique (faites l'amour pas la guerre et un vaut mieux que deux tu l'auras) ou encore que je fantasmais sur un catfight entre Shannen et la voisine... Qu'il y a du gore à tous les étages (bien que la maison du couple n'en ai qu'un...), que la voisine même morte, reste désirable... ou pire, vous mentir en vous disant qu'il est "sympa"... J'ai surtout envie de vous dire que c'est 1h30 de rien... Du tout CGI à n'en plus finir (et royalement pourris les CGI), un scénario écrit sur un bout de serviette au Mac Do... Le comble d'un film "d'horreur" de ce calibre, c'est de n'être même pas marrant ! Zéro vanne, carrément... Comment sonder l'insondable ? Mystère des profondeurs, moi en tout cas j'ai plus pieds. Navrant, navet, daube de Lamproies et Pot au feu de ringardise, je vous le déconseille vivement, c'est la tourista garantie sur facture.

Conclusion : R.A.S. / N.A.Z.E. A noter: Critique qui n'en est pas une, issue de mon subconscient nébuleux. Je n'ai, bien évidemment, absolument rien contre le prénom Gerard (que j'entends au loin se racler la gorge pour faire remonter un glaire bien enfoui). C'est la cerise sur le gâteau qui fait déborder la vase !
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