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17Sep/150

Critique: Pernicious – James Cullen Bressack – 2014

perniciousSynopsis:
Trois jeunes femmes, une brune et deux blondes (c'est important les quotas) viennent passer des vacances et profiter des charmes de la Thaïlande (ainsi que de ses mille sourires). Logées dans une petite maison sur pilotis au dessus d'une rivière, l'endroit est idyllique (gaffe aux moustiques quand même). A l’intérieur, elles retirent uns à uns les linges qui protègent meubles et objets avant de découvrir sous le dernier maculé de sang la statue d'une fillette recouverte d'or.

L'avis de Mike:
mikeLa dernière fois que j'avais quitté James Cullen Bressack, c’était sur une mauvaise impression. Il s'agit du réalisateur de l’infâme "Blood Lake" et je parle du film non du monsieur. Mou du genou par excellence, je me suis de suite méfié lorsque j'ai vu son nom associé à la bande annonce de "Pernicious". Bande annonce finalement(bizarrement) très agréable. J'ai donc décidé de me laisser tenter. Il commence bien ce petit film, avec un rituel/sacrifice: deux personnes sanglées à leurs chaises vont se faire égorger en ombres chinoises (mais en Thaïlande). Agréable mise en bouche. En parlant de ça, les trois filles vont initier leur première journée de tourisme : shopping, bar, alcool, mecs... Bien vite, elles rencontrent des Anglais. L'affaire étant dans le sac, elles les ramènent à la maison, comme qui dirait pour boire un dernier verre, mais gros malaise lorsque les anglais s’aperçoivent qu'il n y a rien à boire !!! Heureusement, un des petits malins a une flasque dans sa popoche. Au premier abord, ils font boire les femmes en premier par pure galanterie, mais au second, eux ne vont pas boire de leur saloperie de cocktail maison au GHB. Le trip va pourtant tourner en leur défaveur (et c'est rien de le dire).. Après une sorte de psycho/flash, les Anglais vont en perdre leur Latin...et le reste. Sur ce coup, ce sont les nanas qui vont se les faire, et pas de la plus sensuelle des manières mais à la barbare. Pas le temps pour les préliminaires, la brune et les deux blondes ont chacune déjà jeté leur dévolu sur un 'Valentin'. Pas de cadeaux, et même si à un moment on se dit que ça pourrait être "juste" sadomaso, ça vire à l’extrême torture. On s'achemine vers une vision des "Dix pires choses qui pourraient vous arriver chez le dentiste" dans les mains de l'une et la version "ophtalmo" pour une autre; je vous laisse imaginer le carnage ! Bref, le lendemain matin lors du brainstorming (le ptit dej'), tout a disparu, la soirée leur revient comme un rêve incertain laissant place à de vagues souvenirs.  Ne sachant pas si c’était réel, elles se disent "désorientées" (vu l’état dans lequel elles ont laissés les gars, c'est un euphémisme). Par contre elles se sont fait chouraver leurs bijoux en or et pire, la statue de la fillette n'est plus là! Pensant que les Anglais (..après avoir débarqués) auraient fait razzia de leurs richesses, elles s'empressent de contacter le proprio qui n'a aucune idée de quoi elles parlent : "il n'y a jamais eu de statue dans cette maison !". Donc, pour en revenir à ce que je disais bien plus haut, j'attendais du "mieux", c'est chose faite. Apres la cata "Blood Lake" je n'avais plus envie de jouer un rôle dans le film justement: l'idiot du village qui le regarde... le film! Le scénario est blindé, bien ficelé, l'histoire a un but contrairement à ces conneries de Lamproies.  Le concept du sacrifice 'artistique' d'entrée porte ses fruits. Il fait référence à "The Ring" et emprunte la terreur de "The Grudge", dont le réalisateur ira jusqu'à reproduire une scène mythique à l'identique (faute de cheveux longs ce sera une "golden-woman"). On pourra qualifier plusieurs scènes de gores/morbides, sans CGI et très bien faites (cela devient un met rarissime). Les actrices sont en deçà (pour être poli) mais ne perturbent pas le bon déroulement de l'histoire, bref, j'avais pas envie de zapper. De plus, entre nous, Rachel, bien qu'affublée du gimmick de la blonde est une fille très drôle et plutôt débrouillarde.

Sorte de conte de fée atroce (entremêlé de "Barbies" bien réelles), entre sorcellerie et rites., c'est ce qui définit bien cette péloche à pas cher. Mais le résultat est convainquant. Une fillette qui traumatise son monde pas par ses caprices mais par les sévices subis.  Par contre pas de super musique, du bricolage mais rien de bien folichon. James Cullen Bressack aidé de Taryn Hillin pondent ensemble une bonne histoire qui s’étoffe tout du long et qui nous fait patauger allègrement dans le sang. Avec une note de 3, le zéro pointé de "Blood Lake", fait plonger la moyenne de Bressack mais lui offre quand même 1,5 pour deux films. Par contre, pour celui-ci je donnerais "mention très bien, continuez votre effort... voyez grand, mon petit".
3s5


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