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19Oct/150

Critique: The hive – David Yarovesky – 2014

thehiveSynopsis:
Adam revient à lui dans un lieu qui lui est inconnu. Très marqué physiquement, il garde de vilaines séquelles et est couvert de tâches étranges. Il ne sait ni qui il est, ni ce qu'il fait là. Il a pour seule indication une inscription à la craie sur le mur... "Remember".

mikeL'avis de Mike:
Voila un petit film qui pourrait passer inaperçu si on ne s'y était pas attardé. Gabriel Basso, vu precedement dans la serie "The Big C",  interprète ici 'Adam', un garçon aux allures sympathiques. Il se retrouve débarqué sans savoir pourquoi, seul, cloîtré dans une maison au beau milieu de nulle part, à la recherche d'explications (Sa présence? Son identité?). Il découvre son corps maculé de tâches et de pustules notamment sur la figure, un liquide noir lui recouvrant une partie de la bouche. Peu à peu, il explore les autres pièces et découvre une jeune femme sans vie, la tête emballée avec du film plastique. Il se souvient alors qu'elle se prénomme 'Jess'. Des flash-back interrompent l'action et tisseront un véritable fil d’Ariane entre eux, jusqu'à ce que sa perte de mémoire reprenne cohérence dans la réalité... Des expériences secrètes Russes durant la guerre froide, un virus... Ce sont les premiers souvenirs qui refont surface... De bons également, il était moniteur de camp de vacances avec d'autres amis. Malheureusement, les très mauvais souvenirs vont vite faire leur apparition eux aussi: un soir, un petit avion s’écrase et c'est la panique. Sur les lieux du crash, les jeunes retrouvent une mallette avec des fioles dont la moitié sont cassées et contenant un liquide noir. Un survivant essaie de les attaquer puis c'est le trou noir. Les flash-back vont s'intensifier, on comprend vite que les fioles sont le résultat d'expériences Russes et n'auraient jamais dues être exposées. Il se souvient de 'Jess' lors du fameux soir.. Elle s'est faite infectée par le survivant qui pour propager le virus en elle, lui a vomi un filet de sang noir en pleine figure. Sa voix va se transformer, son regard devient hypnotique, ses yeux deviennent indépendants l'un de l'autre (ce qui donne un aspect rigolo pour un caméléon l'est beaucoup moins pour 'Jess'). L'origine de ce mal étrange a justement été isolé dans de petites fioles: "Le Mal", tant recherché avec acharnement par les chercheurs/bourreaux Russes sur leurs patients (sans pour autant réussir a le contrôler). Je m’arrête là. J’espère avoir éveillé la curiosité qui est en vous afin qu'elle vous pousse à découvrir la suite par vous même. J'ai décris une demi-heure du film et il n'y a pas de temps morts. L'histoire est conçue sur le temps présent et les flash-back lui offrent une architecture avec des fondations solides. "The Hive" revisite le genre maléfique/ténèbres par le biais d'un puzzle amnésique. Les acteurs sont tous très bons. En temps que leader, Gabriel Basso a beaucoup de charisme et nous fait vivre le film, avec le reste du casting, jusqu'à une véritable descente aux enfers. Visuellement, il faut être clair, ça en jette un max ! L'image est sublime tant au niveau de la palette de couleurs que d'un point de vue finesse, les détails précis. Un gros travail a été fait sur les décors/backgrounds. Les plans sont bien cadrés, le tout en mouvement constant. C'est toujours propre, pas du style "gars qui sprint comme un bourrin pour rendre le tout semblable à une séquence saccadée de smartphone". Un de ces rares films qui captive et sangle le spectateur à son fauteuil (ou hamac ou chaise de jardin selon votre mobilier, vos goûts... je vais pas en faire une heure non plus). D'ailleurs ici pas de déconnade; habituellement toujours quelques jokes mais là, Nada ! Deux autres points forts aussi; le premier : la musique colle pile-poil au reste et offre une ambiance planante. Variant tantôt électro, tantôt symphonique (non, je ne vous joue pas du pipeau, c'est vrai), un assemblage de sound-effects, des instruments simulant le vent, imposant un rythme et synchronisant parfaitement le tout avec l'image. Le second point les FX: je suis allé fouiner dans le générique car du très bon boulot a été effectué. Les "effets secondaires" du virus sont très convaincants. Et je n'avais pas croisé de regard aussi zarbi depuis Evil Dead (version Alvarez) en la présence de la douce et fougueuse Mia.  Le scénario quant à lui, fourmille d'idées basées principalement sur le "phénomene Kyla" (la connexion avec le mental d'autres personnes) et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.

Superbe découverte après avoir essuyé dernièrement beaucoup de "non films" jusqu'à être incapable de pondre une seule critique tellement j'avais peu à en dire. Voila un cinéma de genre "actuel"; moi qui passe mon temps à me creuser la tête sur les générations. Je fais par la même un pied de nez à ceux qui disent "c’était mieux avant"..  Grâce à ce film je me permets de leur balancer un :"maintenant, c'est bien aussi !"
4s5


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