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17Jan/160

Critique: Le Blob – Chuck Russell – 1988

blobSynopsis:
Une météorite contenant une masse gélatineuse extra-terrestre s'écrase aux alentours d'une petite ville des Etats-Unis. Peu à peu, mue par un appétit sans limites, celle-ci va se mettre à tout engloutir sur son passage.. Brian Flagg, un jeune punk réfractaire à toute autorité, va tenter d'affronter la chose. Il va croiser le chemin de Meg Penny, une jeune majorette de l'équipe de football du Lycée, qui va lui venir en aide..

davidL'avis de David:
Remake de "Le Blob, danger planétaire" sorti en 1958 avec Steve McQueen (et qui connu une suite "Attention au Blob" réalisée par Larry "JR" Hagman), ce "Blob" de Chuck Russell ("Freddy 3 les griffes du cauchemar") est une petite pépite d'humour et d'horreur comme seuls les années 80-90 pouvaient en produire. Parvenir justement à mêler ces deux genres avec brio relève d'ailleurs bien souvent de l'exploit et pourtant la mayonnaise prend (et avec du goût s'il vous plait). Les acteurs sont plutôt bons (mis à part Kevin Dillon, frère de Matt, qui en fait des tonnes et qui perds ses dents), on rit souvent et comble de bonheur les trucages et autres effets craspecs sont nombreux et particulièrement bien foutus (d'autant que l'ensemble n'a pas vieilli d'un poil). On nage en plein pulp et pour le coup sans avoir besoin de faire le poirier (parce qu’il parait qu'elle reste en bas sinon..). Véritable BD vivante gavée jusqu'à l'os de moments d'anthologie, le tout aurait vraiment pu prêter à être moqué mais c'était sans compter le génie d'un Chuck Russell sous acides et en pleine forme qui s'éloigne avec bonheur de grands classiques comme "The Thing" de Carpenter ou même "Alien" de Ridley Scott (même si un futur remake réalisé par Simon "Expendables 2" West avec Samuel L.Jackson devrait selon les rumeurs s'en rapprocher lui). Notre boule de pu visqueuse s'envoie donc tout ce qui passe et le fait avec un sacré appétit. Si je peux me permettre un peu de spoil dans ces colonnes, la scène ou elle attire un bonhomme complet dans le siphon d'un évier vaut vraiment le détour et ce final dantesque ou le machin s'attaque carrément à un cinéma et aux pauvres spectateurs qui n'en demandaient pas tant vous clouera dans votre fauteuil. Avalanche de gore donc (corps coupés en deux ou en putréfaction y sont légion) mais aussi action tonitruante puisque le rythme ne faiblit pas pendant les 1h30 que dure le film. On pourrait comparer celui-ci à "Horribilis" de Gunn qui exécute avec autant de réussite ce difficile exercice de la parodie qui fait peur. Alors oui, on n'évite pas certains clichés qui ont la vie dure: le héros qui au pire moment réussi ce qu'il n'avait jamais réussi auparavant ou encore les agents du gouvernement venus pour aider qui ne sont finalement que de grosses raclures.. Mais on s'en fout, on s'amuse tellement que tout passe et le plaisir quand il est là ne se boude pas. Mention spéciale à l'équipe des effets spéciaux (Tony "Le fils de Chucky" Gardner et Michael "Darkside" Burnett en tête) qui ont vraiment réussi à créer une "chose" terriblement réaliste et ce sans aucun CGI (à l'époque ils tenaient surtout du fantasme voir même de la science-fiction). Au rayon des petites anecdotes rigolotes on peut citer l'apparition du réalisateur dans un tout petit rôle (le patron du cinéma c'est lui), cameo plein d'humour que seuls les plus irréductibles auront su détecter ou encore le fait que c'est Franck Darabont ("The walking Dead","La ligne verte"..) qui a co-écrit cet hommage aux films sentant le Drive-in à plein nez. Succulent.

"Le Blob" est un excellent défouloir visuel, complètement dingue et faisant flirter en permanence l'horreur et la comédie. Souvent parodique mais sans vraiment le montrer, le film de Chuck Russell réussit l'exploit de jouer à fond la carte de l'exagération mais sans jamais ne serait-ce que même effleurer le ridicule. Une péloche de premier ordre qui ravira n'importe laquelle de vos soirée vidéo.
4s5


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