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18Jan/160

Critique: Septième lune – Eduardo Sanchez – 2008

7moonSynopsis:
Un jeune couple Américain fraîchement marié vient passer sa lune de miel en Chine au beau milieu d'une célébration ancestrale. En visite dans l'arrière pays et ses villages typiques, ils vont se trouver confrontés à une meute de fantômes échappés des enfers et bien décidés à réclamer leurs offrandes..

davidL'avis de David:
Près de 10 ans après le "Projet Blair Witch", Eduardo Sanchez ("Exists" dans le genre pas trop mal) revient sur le devant de la scène, toujours équipé de la même camera sur ressorts. Parceque oui, autant le signaler tout de suite, les allergiques de la caméra à l'épaule décéderont presque immédiatement à la vision de ce film tant les tressautements y sont exacerbés. Ma compagne, que j'ai embarquée dans cette galère histoire de pas me retrouver tout seul les larmes aux yeux, me signale qu'en plus le découpage est digne d'un effet spécial en stop-motion et qu'il est quasi surhumain de suivre quoi que ce soit (comprenez un plan toutes les secondes en moyenne).. Ajoutez à cela une petite pincée de plans totalement foireux qui ne servent à rien en plus de ne rien montrer (les contre-plongées de l'extérieur d'un véhicule avec vue au travers d'un pare-brise ou tout le paysage se reflète en défilant fallait oser) mais qui ont dû permettre au réalisateur de finir de se palucher ("oh putain celui-là il va être mortel et ils vont tous me le piquer tellement il est classe" ou "Là c'est du jamais vu".. Tu m'étonnes qu'on voit rien..) et vous obtenez en ces temps d'épiphanie la parfaite galette bien chargée du cinéphile (mais inutile de chercher la fève dans celle-là). Impossible de fixer l'écran plus de 10 secondes, la Taz-Caméra saute partout, virevolte et vibre dans tous les sens empêchant toute compréhension de ce qui se passe à l'écran. Et c'est peut-être mieux ainsi me direz vous car il n'y a finalement pas grand chose à se mettre sous la dent le soir de la septième lune.. Une douzaine de bonzes à poils peints en blanc et les yeux maquillés au marqueur noir feront office de morts-vivants (le budget laryngite a dû sérieusement cogner) et il ne faudra compter que sur nos cachets d'aspirine bondissants pour espérer pimenter l'action. Une partie de Pac-Man grandeur nature en pleine cambrousse et sans Pac-Gommes avec  la furieuse impression qu'il n'y aura pas de niveau supplémentaire.. Non content de mixer du "The Descent" (mais en cheapos hein) avec du "Projet Blair Witch" (là pas de souci, c'était déjà cheapos à la base), Sanchez le fait mal et nous colle une migraine de tous les diables en plus de nous faire regarder la montre. C'est comme mélanger une gastro-entérite avec un bon rhume, s'agit de se faire sacrément confiance au moment d'éternuer.. Les acteurs (au nombre de quatre si on excepte les bonzes) s'en sortent tant bien que mal (plus mal que bien d'ailleurs) et on se demande vraiment ce que Amy Smart ("Mirrors","Hyper tension 1&2") est venue faire dans cette galère.. Même Dennis Chan ne décoche pas un seul kick et aurait mieux fait de ramener Kurt Sloane avec lui histoire de couler un bonze ou deux.. Si on devait essayer de sauver les meubles on pourrait dire que quelques poignées de secondes peuvent sembler stressantes aux plus émotifs d'entre vous mais cette caméra sous cocaïne ruine absolument tous les efforts investis dans ce sens.

Eduardo Sanchez nous ressort la bonne vieille recette éculée qui a fait son succès mais avec des fantômes bien réels cette fois et... ben ça ne marche pas. Aucune tension, une action illisible qui va vous faire aimer votre orthoptiste et des fantômes à la limite du ridicule compléteront le tableau déjà bien naze de cette production opportuniste cherchant à surfer sur le nom de son réalisateur. A oublier à moins d'être maso.
1s5


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