Grimmovies – Critique de film d'horreur et fantastique Site de critiques de films d'horreur et fantastiques

14Mar/160

Critique: Ticks – Tony Randel – 1993

ticksSynopsis:
Un petit groupe de jeunes présentant des troubles du comportement sont emmenés par une assistante sociale et un sociologue dans un petit coin de campagne afin de suivre une thérapie. Non loin de là, des trafiquants de Marijuana utilisent des stéroïdes tellement puissants qu'ils infectent une portée de tiques assoiffées de sang... A table!

davidL'avis de David:
A l'époque bénie des vidéos-clubs, Tony Randel (à ne pas confondre avec la célèbre marque de dentrifice.. Oui je sais, elle est nulle..) était Dieu. Du haut de sa montagne, cet artisan de la série B nous livrait régulièrement de jolis petits miracles tous pleins de générosité. "Hellraiser 2", "Northstar, la légende de Ken le survivant" (oui vous avez bien lu) ou encore ce "Ticks", véritable ode aux insectes rampants au séant géant (tout du moins quand il est plein). Parce que oui, c'est bien de tiques dont nous parlons; vous savez, ces espèces de petits Dracula en herbe gavés de petites papattes et ayant la faculté de passer d'une taille 36 à une taille 75 en quelques heures (beaucoup aimeraient savoir faire l'inverse, moi y compris). Nous allons donc suivre une tripotée de jeunes qui se tripotent mais dont on se bat les steaks (hop je parle comme eux du coup), écouter des dialogues aussi creux qu'un radis et tenter de suivre une intrigue aussi plate qu'une limande; sacrée tambouille heureusement ré-haussée par nos amis à huit-pattes qui ont apporté le Ketchup. On retrouve avec plaisir notre ami Carlton (Alfonso Ribeiro) gentiment sorti de son Bel-Air natal (et sans son prince), Clint Howard (frêre de Ron et fils de sa mère) et quelques autres trognes connues déambulant en short dans les fourrés, les jambes bien exposées pour nos apprentis suceurs de sang (apprentis apprentis, faut voir). Et c'est là que le génie de Dieu passe à l'action. Ben oui, avec des ingrédients aussi frelatés, le gus arrive à nous pondre une recette de Bloubiboulga qui ne nous ennuie jamais. Des tiques grosses comme des crabes qui se jettent sur tout ce qui bouge, des corps écharpés sans vergogne et pompés jusqu'à la moelle, du gore délirant et parfois complètement fou que n'aurait pas renié Brian Yuzna (producteur sur cette péloche), des cocons gluants et dégoulinants toujours prêts à chuter directement sur la tronche d'un protagoniste (la bouche ouverte de préférence); bref, que de la joie et de la bonne humeur au service d'une série B décomplexée et décidée à tout envoyer, même la purée. On aura même droit à la King-Tique (au bas mot 80 kilos sur la balance) qui forcera nos écervelés à faire preuve d'un minimum d'esprit d'équipe. Mission accomplie donc pour notre couple de socio-thérapeutes: les mômes ressortent de cette expérience formés (ou déformés c'est selon) et nous on s'est franchement bien marré. C'est pas ça le bonheur? C'est juste bizarre que personne n'ai pensé à coller un collier à tout le monde..  En même temps y aurait pas eu de film.. Ch'uis con dès fois..

Petite série B mijotée aux petits oignons, ce "Ticks" de l'excellent Tony Randel ne vous fera pas péter et pourrait même vous divertir agréablement durant la petite heure et demie qu'elle vous propose de passer en sa compagnie. C'est con mais assumé, plein de bestioles visqueuses peu ragoutantes et généreux à souhait. A consommer un soir de déprime histoire de se filer la banane. Avant y avait Mario brosse mais maintenant la mousse tique. On n'y peut rien, c'est comme ça.. (chuis au niveau hein?)
3s5


Réactions
Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier