halloween3Synopsis:
Basé à Santa Mira, Conal Cochran figure parmi les plus grands fabricants de jouets du pays. Pour la fête d’Halloween, il conçoit des masques effrayants que tous les enfants s’arrachent. Daniel Challis et Ellie Grimbridge (ça ne s’invente pas) vont se lancer sur les traces de l’homme d’affaires qui projette un véritable massacre lors de la terrible nuit du 31 Octobre.

davidL’avis de David:
Dans une série florissante qui comptera tout de même une dizaine d’opus (en comptant les remakes), je vous présente celui qui n’a rien à voir. Ou plutôt si. On retrouve la fameuse date du 31 Octobre, une musique différente mais toujours aussi entêtante (qui peut résister à la publicité Shamrock) et nos amis John Carpenter,Debra Hill et Moustapha Akkad à la production.. Vous me direz que c’est déjà pas mal, oui, mais ou est Michael? En même temps, il est quand même censé avoir cramé le gus mais bon, on ne va pas épiloguer là-dessus, c’est une nouvelle histoire et puis c’est tout. Et puis c’est bien aurais-je même été tenté de dire, enfin d’écrire, enfin bref on s’est compris. Nous voilà donc embarqués dans une sombre affaire de masques piégés conçus par un espèce de sorcier fou entouré de « clones » sur-humains en guise de gardes du corps (pour info, masques fabriqués dans la vraie vie et vendus comme produits dérivés pour assurer la promo du film) qui ratatinent littéralement les enfants qui les portent (giclée d’insectes en bonus). Ça vend du rêve non? En tout cas ça nous replonge directement dans les années 50, l’époque des drive-in, quand ce genre de films fleurissaient sur les grands écrans blancs (époque chérie par notre ami John aux cheveux longs). On baigne en pleine Science-fiction type « Profanateurs de sépultures » matinée d’une pincée de gore et d’étrangeté (bien aidée par la sublime photo de Dean Cunday). On suivra donc l’éternel Tom Atkins, habitué des Carpenter (« Fog », »New York 1997″) qui va avoir mal à partir avec une bande de zozos en costume noir, sorte de morts-vivants presque immortels et machines à tuer personnelles de Conal Cochran (on est pas très loin de Mike Myers finalement, il aurait presque pu en faire partie.. D’ailleurs il en fait partie, en guest..). Wallace nous gratifie en plus de quelques séquences bien crados dont les effets spéciaux fonctionnent encore plutôt pas mal: yeux crevés, tête arrachée, bouche explosée (et là le mot est faible), insectes sortant de divers orifices, le menu est copieux en plus d’être goûtu. Halloween-3-0On pourra juste regretter quelques ellipses grossières (mais en fait, elle devient quoi Ellie et que sont réellement ces hommes en noir ?), un ou deux passages risibles (le lancer de masque sur la caméra — quoique selon le réalisateur, il a fallu 40 prises pour tourner cette scène–) et un très léger creux dans l’action au milieu du film mais pour le reste c’est du tout bon. Tommy Lee Wallace, qu’on retrouvera un peu plus tard aux commandes de « Ça, il est revenu » et de « Vampire, vous avez dit vampire 2 » fait parfaitement le job (c’est Joe Dante qui aurait dû s’y coller mais il était en désaccord sur certains points de l’histoire) surtout pour son premier film puisqu’il parvient à tourner cette histoire teintée de paranoïa au rythme Carpenterien de bien belle manière. On ajoutera à tout cela un final apocalyptique en hommage direct à « L’invasion des profanateurs de sépultures » (hommage déjà bien appuyé durant tout le film avec les caméras de surveillance de Santa Mira, qui fut également la ville ou prenait place l’action du film culte de Don Siegel) et on obtient un bon petit plat à re-déguster encore et encore sans même y déceler une once de rance… Assassiné par une critique et des fans en mal de retrouver leur croque-mitaine préféré, le film ne méritait pas ça et gagne vraiment à être connu. L’idée était pourtant bonne, Carpenter voulant faire de « Halloween » une série récurrente chaque mois d’Octobre, proposant à chaque fois une histoire différente (à la « Tales from the Crypt » ou « Twilight Zone » mais grand format). Qu’est-ce que ça aurait été bien quand même…



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