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15Avr/161

Critique: The Veil – Phil Joanou – 2016

theveilSynopsis:
Le gourou d'une secte entraîne ses adeptes dans la mort en leur promettant la vie éternelle. 25 ans après ce suicide collectif, la seule survivante revient sur les lieux du drame, accompagnée par une équipe de journalistes bien décidés à faire toute la lumière sur cette affaire. Ce qu'ils vont découvrir sera bien plus terrifiant que ce qu'ils avaient pu imaginer..

davidL'avis de David:
Sans déconner relisez ma dernière phrase dans le synopsis... Si c'est pas du marketing ça. Ne rien avoir à dire de spécial mais le faire bien. C'est d'ailleurs un peu la marque de fabrique de la maison Blumhouse. Par les producteurs de "Paranormal Activity", "The Purge", "La purge", "Les purges", si c'est pas de l'accroche de compétition je m'y connais pas. Tellement que ça figure sur toutes leurs affiches. En gros: on injecte quelques dollars (mais pas plus hein), on recrute une tronche connue, on récupère une histoire vue mille fois et on essaye de faire un bloubiboulga vite fait de tout ça. Dès fois ça marche, dès fois ça marche pas... Cette fois ci ce n'est pas une, mais deux têtes d'affiche qui vont porter le projet. Thomas Jane alias le Punisher (et le héros de "The Mist" aussi, accessoirement) et Jessica Alba qu'on ne présente plus et qui va devoir faire face à tous pleins d'esprits retors bien décidés à entrer en elle (un peu comme dans la vraie vie quoi). Une sombre histoire de gourou un peu magicien sur les bords qui bute toute sa petite tribu en leur promettant la renaissance mais qui au final les laissera bien morts, ce qui va forcément les énerver un peu. Classique, très classique, même si ce pitch est forcément inspiré d'un pan de vérité avec la secte "le temple du peuple" du pasteur Jim Jones ou encore avec David Koresh et ses Davidiens qui périrent lors d'un assaut du FBI. Nous resterons tout de même loin de cette réalité, bien plus effrayante, puisque pas moins de 900 personnes trouvèrent la mort lors de la tragédie de Jonestown (les membres du "temple du peuple" furent empoisonnés au cyanure de potassium). Quelques petites variantes permettent d'avaler la pilule (si vous me permettez l'expression) un peu plus facilement (il faut mourir trois fois pour avoir accès à l'immortalité, trois étant le nombre de clous plantés dans le Christ..) et les inévitables jumpscares sont de la partie, même si cette fois ils paraissent un peu plus surprenants qu'à l'accoutumée (c'est mon assistante qui me l'a soufflé à l'oreille parce que moi y en a que j'ai même pas vu). Mention spéciale tout de même à quelques apparitions de décharnés plutôt sympa qui ont un look d'enfer appuyés par des trucages convaincants (un minimum). veilSinon Jane cherche Tarzan, ah non pardon on parle de Tom là, et il joue plutôt bien, voir très bien; en effet, celui-ci semble habité par son rôle de gourou à tendance maléfique et c'est très intriguant de le voir baigner dans ce genre de registre, surtout avec autant d'aisance. Un bon point. Jessica Alba est à contrario plutôt transparente, assez plate mais fait le job sans faire d'histoires (c'est con c'est un peu ce qu'on attendait quand même). La réalisation est proprette sans être transcendante, la photo correcte, bref c'est emballé honnêtement. Mais c'est aussi là que le bas blesse.. Ben oui, du coup c'est sans trop de surprises, sans vagues, encéphalogramme plat.. Les quelques mises à mort du film sont très timides et ne font pas peur, les quelques apparitions  sont très timides et ne font pas peur (je l'ai déjà dit ça non?) et surtout les quelques rebondissements sont très timides et ne font pas peur.. On passera sous silence la fin, pas pour éviter le spoiler mais pour éviter de perdre le peu d'auditoire qu'on pouvait encore avoir. Reste un Thomas Jane investi par son rôle de psychotique dangereux et une poignée de moments un peu plus inspirés que les autres, c'est maigre. Pas totalement inintéressant mais maigre...

"The Veil" est une production Blumhouse comme on en voit par pelletées sur nos écrans. Pas mal fait, pas mal joué (à part Alba qui ne semble là que pour plier l'affaire), pas foncièrement mauvais.. mais pas foncièrement bon non plus.. Un film aussi fantomatique que son sujet, aseptisé à mort et avec très peu de saveur. Un produit calibré pour la consommation de masse que vous oublierez aussi vite que vous vous serez assis dans votre fauteuil. A voir sans en attendre grand chose...
2s5


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