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4Mai/161

Critique: Deadpool – Tim Miller – 2016

deadpoolSynopsis:
Wade Wilson n'est pas un gars comme les autres.. Farfelu, exubérant et croquant la vie par les deux bouts, il file le parfait amour avec sa compagne tout aussi excentrique que lui jusqu'à la terrible annonce de sa maladie. Wade a un cancer en phase terminale et sa seule chance de survie est de tester une nouvelle expérimentation destinée à le faire muter. Mutation qui va décupler sa capacité à guérir au même titre que ses capacités physiques. Il va devenir "Deadpool". Et ça va saigner...

davidL'avis de David:
Une fois n'est pas coutume, on va pouvoir se lâcher bien comme il faut niveau pipi/caca à Grim, le tout sous couvert du film qu'on critique. Pratique. Ben oui, quel autre film aurait autant sa place chez nous que le "Deadpool" de Miller/Reynolds. Pour adapter un comics comme celui-là, il fallait vraiment avoir des Knacki-Balls de la taille d'un melon d'eau tant le ton est trash, irrévérencieux et joue à fond la carte du mauvais goût. On s'imaginait déjà avec un étron de la taille d'Ultron, formaté et sans génie.. Que nenni, vous pouvez déjà planter vos pailles et aspirer le sirop. Ryan Reynolds, qui a porté le projet sur ses épaules du début à la fin, a mis un point d'honneur à conserver le maximum de vannes pourries ("Sined O'Connasse" m'a tué), de mises à mort violentes (le gore éclabousse l'écran régulièrement) tout en prêtant vie à ce super-héros atypique comme on en a encore jamais vu. La majorité de ce qui sort de sa bouche est localisé en dessous de la ceinture et tout est fait pour que cette adaptation soit clairement réservée à un public adulte en mal de sensations fortes. Ryan Reynolds campe un Deadpool parfait (on le croirait né pour le rôle, mais ça on l'avait déjà entrevu dans "Blade Trinity"..) et brise les conventions tout en restant le plus respectueux possible du matériau d'origine. Même la manière dont est mise en place l'histoire diffère quelque peu de ce qui se fait habituellement dans le domaine. deadpool-2Le film démarre sur une course poursuite endiablée avec moult cascades et bastonnades saupoudrée de milliers, que dis-je, de milliards de gros mots et de vannes scabreuses du niveau d'un rugbyman bourré (qu'est-ce que c'est bon); et paf, tout s'arrête pour repartir en arrière et nous raconter le pourquoi du comment on en est arrivé là. Pour certains, ce découpage dans l'action pourra sembler rédhibitoire et donner l'impression de casser le rythme général qui pourtant partait sur les chapeaux de roue; pourtant là encore ça fonctionne plutôt pas mal et donne l'impression que ce fameux ride sur l'autoroute n'est en fait qu'une gigantesque scène d'action ponctuant tout le film. A noter tout de même un final un peu en deçà qu'on aurait aimé plus "bigger than" que le reste mais pas d’inquiétude, ça tambourine quand même sévère (et puis y a Colossus!). Notre héros se fout de tout, surtout de la bienséance, égratignant au passage (en plus de trancher à tout va) des monuments tels que Wolverine (alors que c'est quand même grâce à son sang tout ça) ou le professeur Xavier (le "pédophile" en chaise roulante fallait oser) et tout ça pour le plus grand bonheur de nos zygomatiques. Cerise sur le McDo, il largue même un prout (oui oui, Ryan Reynolds a un anus, maintenant c'est avéré) au beau milieu d'une joute verbale avec son amie aveugle qui restera dans les anales (pour les puristes, la faute d'orthographe est volontaire là). Ajoutez à cela un générique absolument irrésistible, des caméos par kilos et une scène post-générique de fin (oui oui, il y en a bien une) qui devrait bien vous faire marrer... Au rayon des petits regrets on notera un vilain (Ajax) finalement assez peu charismatique (les producteurs avoueront avoir supprimé quelques uns de ses pouvoirs pour des raisons de budget) et des scènes d'action qui auraient mérité d'être plus nombreuses (il n'y en a que deux même si elles sont étirées sur presque la totalité du film); mais franchement ne boudons pas notre plaisir et remercions la production de nous avoir permis de prendre notre pied comme jamais avec cette adaptation qui décape tout sur son passage.

Enfin un film de super-héros respectueux de ses origines et surtout apte à nous faire passer un putain de bon moment! A ce titre, "Deadpool" est bien parti pour être qualifié de renouveau du genre et nous offre un spectacle jouissif, alternant entre punchlines savoureuses et éclats sanglants de tous les instants. Reynolds, sous la direction de Tim Miller, réussit là ou tant d'autres ont échoué: faire un film de gus en collant pour les adultes qui tient la route et assure le spectacle. Respect mec! Vivement la suite.
4s5

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