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19Juin/160

Critique: It follows – David Robert Mitchell – 2014

itfollowsSynopsis:
Suite à une expérience sexuelle anodine, une adolescente commence à avoir des visions étranges. Elle a l'impression que quelqu'un la surveille, la suit. Elle se rend vite compte qu'il ne s'agit pas que d'une impression et qu'une chose monstrueuse tente par tous les moyens de la rattraper. Elle va alors s'organiser avec son groupe d'amis afin de tenter de lui échapper.

davidL'avis de David:
Bon là je sais d'avance que je vais pas me faire que des potes mais tant pis. Après tout, si on n'est pas ici pour s'exprimer alors je me demande bien à quoi tout ça peut servir et autant passer les notes à coups de 49.3 dans la gueule (quoi j'ai dit une connerie?)."It follows".Hey les mecs, "It follows", LE machin dont tout le monde a parlé et qui a tout raflé sur son passage. N'ayant pu le voir sur la grande toile, j'ai patiemment attendu la sortie du disque bleu pour me délecter de cet ovni qui semblait effrayer un sacré paquet d'adeptes. Hommage à Carpenter par ci, grosse claque dans la bouche par là, les éloges fusaient et je ne pouvais qu'être fébrile en insérant la divine galette dans le lecteur. Bon, ça commence pas bien, les acteurs dégagent autant de charisme qu'une mouette morte et tous les clichés inhérents aux ados Américains de notre époque semblent bien là... Alors le coyotte qui suit tous les bips bips du film est en fait une espèce d'esprit vengeur qui se refile en se tirant sur la nouille. Comme une chtouille mais en pire; vous couchez ensemble et paf le velu vous suit partout jusqu'à vous chopper pour vous casser les reins. Seul moyen de s'en dépêtrer, re-tremper son biscuit pour refiler la patate chaude à un autre partenaire. Le sida paranormal, on aura tout vu. Bon ok, c'est une métaphore, une analyse puissante sur la jeunesse perdue d'aujourd'hui, peut-être même que certains y décèleront quelques traces de religionnite qui ne seraient pas parties au lavage. Ok, on peut se dire au début qu'on cherche aux quatre coins de l'écran si quelque chose d'anormal s'y trouve en se demandant si des choses anodines du second plan ne seraient finalement pas un signe de ce mal qui se rapproche. Ok, les images sont belles, le cadre est beau, la musique frôle parfois l'excellence. Mais pour moi la nuit magique s'arrête là... Qu'est-ce qu'on s’emmerde! Rien, il ne se passe quasiment rien et quand il se passe quelque chose on croule sous les incohérences les plus barbares. Les gosses tout d'abord ne font rien qu'à prendre des décisions de merde. Une décision à prendre, oubliez le bon sens et choisissez de laisser parler votre connerie la plus profonde (un peu comme moi quand j'écris une critique). Et puis les parents, y sont ou les parents? Sans dec, pas un seul de ces blancs-becs n'a de parents pour fixer quelques règles. On sort en pyjama en plein milieu de la nuit et personne ne dit rien, c'est normal, David n'est qu'un vieux con réac qui ne sait pas vivre avec son temps.. Mouais.. On se retrouve à l’hôpital et personne ne prévient les vieux qui dorment pépère à la maison (ou alors ils se droguent, sont défoncés, et cuvent dans leur morve)... Mouais Mouais... En attendant, on continue de se taper des barres en attendant que la fin arrive et en se foutant allègrement de ce qui peut bien arriver à cette bande de garnements qui nous sortent par les yeux. Définitivement je ne suis pas le bon public et ça je peux le comprendre; par contre je n'ai pas compris le message (ou alors vite fait), pas compris quand il fallait avoir peur, pas compris ce qu'il fallait comprendre et compris que j'étais purement et simplement en train de sombrer dans la léthargie la plus totale. Dur. Au rayon des bonnes choses on peut citer un sens certain de l'image qui laisse passer de bien jolis plans et quelques moments réussis entre deux recherche d'esprit frappeur dans le background ("Où est Charlie" faisait déjà ça très bien, rien de novateur la-dedans) mais on se retrouve les yeux tellement collés par l'ennui qu'il me semble difficile de tirer un peu plus par le haut ce film d'horreur "d'auteur" qui ne parlera qu'aux initiés des grandes théories...

Mou, chiant et qui pète en permanence plus haut que son cul, "It follows" ennuie autant qu'il énerve et sacrifie un joli potentiel sur l'autel de la facilité. Incohérences en pagaille, ficelles scénaristiques certainement trop intelligentes pour que je les comprenne et surtout trouillomètre à plat pour un film d'horreur "contemplatif" qu'il vaut mieux voir avec une perfusion de caféine dans chaque veine. Le mal se chope une chtouille et veut nous en faire profiter. Alors un conseil, mettez des lunettes opaques en guise de préservatif; au pire, on vous verra pas dormir. A suivre, mais pas de trop près...
1s5


Réactions
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