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10Août/160

Critique: Vendredi 13 Killer Cut – Marcus Nispel – 2009

vendredi13Synopsis:
Juin 1980, Pamela Vorhees est stoppée dans sa folie meurtrière par une jeune monitrice du camp de Crystal Lake. Celle-ci est décapitée sous les yeux de son fils Jason, un jeune garçon mal-formé et attardé. Bien des années plus tard, sa colère va être réveillée par un groupe de jeunes venus camper dans les environs... Ils vont bien vite le regretter...

davidL'avis de David:
Bon ok j'ai un peu de retard.. Rien de grave, 7 ans. En même temps c'est les vacances et en plus c'est l'édition Killer Cut, jamais distribuée en France, alors on peut bien me pardonner. Oui parceque pour tout vous dire, je m'étais bien évidemment déplacé au cinéma pour voir ce remake (c'est Jason quand même) et j'en étais ressorti terriblement déçu. Trop timide, trop timoré, le PG-13 était passé par là et ça se sentait à tous les coins de pellicule (même que ça sentait sacrément fort, comme après un Chili trop corsé). Jason s'était-il embourgeoisé, avait-il perdu l’œil du tigre? On n'attendra pas Apollo pour nous le dire (non pas la fusée Mr le cosmonaute du fond..) et on se jette sur cette édition Américaine sortie quelques temps plus tard et disponible chez nous via l'import pour le vérifier avec nos petits yeux à nous (Zone All et Vostfr pour la version Uncut, version Française pour la cut). Je ne sais pas si ce sont les années qui ont passées ou l’excitation d'avoir cette galette entre les mains mais j'ai considérablement ré-évalué ce film. Le premier quart d'heure est à ce titre un véritable petit joyau. Nous présenter une joyeuse bande de jeunes prêts à tout et les voir se faire tous trucider avant l'apparition du générique (et du tchi tchi tchi.. tcha tcha tcha.. obligatoire de la série) c'était sacrément couillu. On y découvre le Jason du "Tueur du Vendredi", sac à patates inclus (bon ok, légèrement plus looké), déployant une énergie jusqu'alors inconnue dans la série. Et nom de nom qu'est-ce qu'il à l'air balaise. Les 2 mètres de Derek Mears font des merveilles et donnent une allure monolithique au tueur de Crystal Lake, impulsant une énergie qui donne l'impression qu'à chaque apparition le monstre va tout exploser sur son passage. On sent tout de suite que pour lui échapper, il va falloir courir cette fois, et vite! Quelques séquences très inspirées nous montreront notre Hockeyeur préféré sous son meilleur angle, lui conférant une attitude iconique du plus bel effet (cette contre plongée ou l'on voit Jason posté sur le toit de la maison, le regard droit devant et la machette à la main). Et le Killer cut alors, il apporte quoi concrètement? Ben un peu de sang ma bonne dame et un peu de fesses aussi. Car oui, ne nous leurrons pas, la recette d'un "Vendredi 13" réussi c'est 50% gore, 50% sexe. Pour le gros rouge qui tâche, certains meurtres valent le détour (dans cette édition je le répète) mais c'est plus leur inventivité qui est à saluer ici. A ce titre, la jeune fille "harponnée" à la machette sous le ponton du lac et la mort du pauvre quidam coincé par un piège à loups au début figurent parmi les meilleurs moments. On peut aussi citer la mise à mort de Trent, bobo exaspérant qu'on n'aspire qu'à voir souffrir, sacrément corsée et qui avait été raccourcie d'une bonne vingtaine de secondes au cinéma.. C'est bien simple, on a l'impression qu'il meurt différemment cette fois, c'est vous dire le charcutage écoeurant des censeurs (c'est eux qu'on devrait censurer tiens). Du côté des loches et des paires de fesses, pas de surprise. Deux scènes de forniquage sont bien présentes, avec encore une fois un allongement significatif de la seconde qui devient vraiment olé-olé et frise (non, pas la moustache) l'indécence. fridayFallait bien ça pour énerver notre Jason juste ce qu'il faut pour qu'il passe son trop plein sur les convives non? Au rayon des déceptions qui restent des déceptions quelque soit la version on peut citer une narration en trois parties assez inégale qui plombe un peu le rythme du film. La première partie est en fait l'introduction citée plus haut, avec un Jason sac à patates et la tête de maman Voorhees sur un autel (compilation du premier et du second film de la saga); la seconde voit l'arrivée du héros incarné par Jared Padalecki, à la recherche de sa sœur, et la découverte du fameux masque que tout le monde connait (troisième film) et enfin la troisième se rapproche plus du monstre et tente l'originalité en lui inventant des sentiments (la ressemblance de la sœur de Clay avec sa mère) et une forte propension à faire la taupe (la galerie de tunnel sous le camp). Bref, une espèce de compilation des trois premiers épisodes de la saga (ceux dans lesquels Jason est encore "humain" en fait) couplée à un pan nouveau totalement inventé cette fois. Tout ça ne fonctionne pas toujours et on ne peut que déplorer un rythme qui tombe peu à peu au fur et à mesure que le film avance (l'introduction étant vraiment la meilleure partie, juste jouissive).

Ce remake est comme le bon vin. Plus il vieillit et plus je l'apprécie. Jason n'a jamais semblé aussi en forme et fait preuve d'une dextérité et d'une force qui lui vont particulièrement bien au teint. Un bodycount huilé et distillant la mort avec la régularité d'un métronome, du sexe, des vannes pourries et une réalisation léchée font de ce film de Marcus Nispel un excellent défouloir. Attention toutefois à bien choisir l'édition Américaine "Killer Cut" sous peine de se priver des meilleurs moments et rendez-vous en Janvier 2017 pour un nouvel épisode qui sera cette fois beaucoup plus tourné vers la jeunesse du tueur. Le rendez-vous est pris Messieurs les producteurs, alors ne nous faites pas faux bon.
4s5


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