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6Oct/160

Critique: Jason X – James Isaac – 2001

jasonxSynopsis:
Jason Vorhees, célèbre tueur indestructible de Crystal Lake, a fini par être capturé. Cryogénisé, il est retrouvé 5 siècles plus tard par une mission d'exploration venue de la terre d'asile des humains (l'air de la terre étant devenu irrespirable). Attiré par le molosse comme par un surgelé Picard, ils ne vont pas mettre longtemps à le passer au micro-onde et à décongeler sa carcasse encore bien vaillante...

davidL'avis de David:
Huit-ans après le moyen "Jason va en enfer" (qui nous offrira tout de même une des plus terribles mise à mort de l'artisan boucher), l'enfant Voorhees est de retour. Les droits rachetés depuis peu par la New-Line, il fallait un coup de starter pour remettre la star en selle; trouver l'IDEE qui allait déplacer les foules dans les salles obscures pour revoir une vieille connaissance désormais ringardisée par les "Screams" et consorts. Todd Farmer ("Meurtres à la St Valentin 3D","Hell Driver"), alors scénariste en charge du projet, a dû se gratter deux trois fois la tête, quatre cinq fois les couilles, et hop le concept est né! On va envoyer Jason dans l'espace. Mais comment me direz vous?? On s'en fout, du moment qu'il est cool et qu'il se fasse "mettre à jour" en version 2.0 au passage, c'est tout ce qui compte. Bref, n'attendez rien de l'histoire, elle est débile. En gros, on se retrouve face à un gros Z friqué qui va aller au bout de ses promesses les plus folles. Et du fric, Jim Isaac semble en disposer de bien plus qu'à l'accoutumée. Rien que le générique (superbe) annonce la couleur, assumant à fond son statut de grand foutoir organisé et lançant le film sur les chapeaux de roue jusqu'au générique final. Rien ne nous sera épargné. Des acteurs qui jouent mal, des dialogues à côté de la plaque une fois sur deux, un Jason avec des cheveux (oui oui, vous avez bien lui, ses cheveux ont repoussé), un fil conducteur inexistant dont tout le monde semble se foutre et une sacrée dose de gros gore qui tâche.. Et c'est bien le retour du ketchup à grandes giclées qui fera le plus plaisir aux fans de la première heure. Devenue quasi inexistante dans la série (surtout après la censure monstre des épisodes 5 à 7), la violence brute et frontale fait son come-back pour la plus grande joie des aficionados dont je fais partie. Jason pète la forme et le montre. Entre deux coups de machette il explosera la gueule d'une scientifique trempée dans l'azote liquide sur un coin de table, coupera bras et autres parties du corps et surtout se fera un plaisir d'embrocher David Cronenberg himself ("Chromosome 3","Dead Zone","La mouche") invité dans l'espace pour l'occasion. jx0Y a pas, c'est la méga classe. Deux autres séquences resteront dans les anales et affoleront les sachets de Smecta: Jason fracassant des sacs de couchage contre un arbre (revivant les événements de "Vendredi 13 Chapitre 7" au travers d'un Crystal Lake virtuel) comme s'il piquait une colère en cassant ses jouets et surtout sa monstrueuse mise à jour finale complètement nanardesque mais hautement jouissive.. Non, on peut pas dire, Isaac sait recevoir l'adepte du slasher décérébré avec les honneurs. C'est con, très con même, mais c'est bon. Les effets spéciaux tiennent la route et mis à part deux trois fautes de goût pour certains vaisseaux spatiaux (le vaisseau du début qui a la forme du masque du Hockeyeur sauvage.. Rigolo mais naze) tout gicle sous le bon angle et avec générosité. Alors oui, on pourrait trouver le final vraiment too much avec son Uber-Jason à qui il ne reste plus qu'à péter pour simuler un Jet-Pack et finir de se couvrir de ridicule, mais non.. Étonnamment, ce foutoir fonctionne et ne fait finalement rien de plus que ce à quoi il était destiné: nous divertir. Bien joué donc de la part d'Isaac qui a su revenir aux fondamentaux (on oubli ce principe débile à la "Hidden" introduit dans le chapitre précédent) tout en les transposant dans un univers qui change totalement la donne. Jason semble un peu perdu dans les dédales de ce vaisseau, errant comme une âme en peine, mais passe sa colère sur le premier truc qu'il peut choper et ça, ça fait notre soirée.

"Jason X" partait de très très loin (surtout après les ruines laissées par Adam Marcus) et laissait présager d'une nouvelle péloche de la honte pour notre Hockeyeur préféré. Que nenni! Pour peu qu'on sache ce qu'on est venu voir, on en a clairement pour son argent. Plus violente et plus énervée que jamais, cette mise à jour du cadet Voorhees envoie la purée sans jamais se prendre au sérieux et pour le plus grand plaisir des fans de la franchise. Un bon millésime donc qui se laisse boire sans trop d'amertume.
3s5


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