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10Nov/160

Critique: Funhouse Massacre (The) – Andy Palmer – 2015

funhouseSynopsis:
Une brochette de cinglés tous plus barrés les uns que les autres s'échappe d'un asile psychiatrique et décide de venir hanter une fête foraine désaffectée. Leur arrivée coïncide justement avec la ré-ouverture de l'endroit, spécialement réhabilité pour Halloween. Nos joyeux drilles vont s'en donner à cœur joie, trucidant tout ce qu'ils trouvent sur leur passage...

L'avis de David:
Petite série Z un peu plus friquée que la moyenne et sortie de nulle part, ce "Funhouse Massacre" m'a titillé la corde sensible. Son titre n'y est certainement pas pour rien, proche parent du génial "Massacre dans le train fantôme" de Hooper (qui sort d'ailleurs enfin en Blu-ray dans nos vertes contrées le 25 Novembre! Merci Elephant Films), ça ne pouvait que m'interpeller. Mais alors, c'est quoi ce bidule? Un remake? Une parodie? Un hommage? Ben un peu tout en même temps finalement tellement ça bouffe à tous les râteliers. On retrouve donc une sacrée bande de trognes habituées à ce genre de production (dont certains qu'on avait pas vu depuis bien longtemps): Robert Englund sort les griffes le temps d'un prologue (notre Freddy Kruegger National), Clint Howard (frêre de Ron) reprends les messes noires ou encore E.E Bell tout droit sorti d' "Amour gloire et beauté". La classe (surtout le dernier). Tout ce petit monde gesticule dans tous les sens, sort des vannes bas du front (certaines font tout de même mouche, mention spéciale au gars qui vient chercher de l'aide auprès des flics et qui se fait tirer dessus.. "Je peux pas lever le bras droit vu que tu as tiré dedans"..) et fait gicler quelques litres d’hémoglobine. On a même droit à un message sous-jacent (amené plus finement qu'on aurait pu l'imaginer) sur l'avilissement de notre jeunesse, véritables esclaves des réseaux sociaux et d'une communication devenue maladive. Doll faceDes gens meurent devant eux, mais leur jugement est tellement faussé qu'ils ne s'en rendent même plus compte et se sentent investis de le publier sur Instagram. Bien entendu, les stars du film ce sont les tueurs et si certains remplissent pas trop mal leur ouvrage, on sent tout de même poindre un léger pet foireux pour les autres. On a donc au menu, un Clown monstrueux (sacré mastodonte d'ailleurs), un dentiste fou, un cannibale cuisinier, un taxidermiste sacrément dérangé et une pâle copie d'Harley Quinn (elle s'appelle d'ailleurs Miss Quinn c'est dire) qui devait être institutrice dans une autre vie. Cette petite bande de joyeux drilles est présidée par un taré mégalomaniaque bien décidé à fêter dignement son retour. Dit comme ça, avouez que le menu donne envie! Dommage que la plupart de ces super-vilains ratent une entrée sur deux et désamorcent une bonne partie des séquences qui dégageaient un semblant d'iconisation macabre. Le clown en est le meilleur exemple avec quelques plans le montrant monolithique, prêt à fondre sur des abrutis médusés et piégés. Et patatra, il bouge et le soufflé retombe, éclaboussant au passage la porte du four (et le calebar de certains). Pour le gore, le niveau remonte d'un cran avec pas mal de nectar rouge déversé et un sacré nombre de têtes arrachées (à croire que la même à été réutilisée un paquet de fois) et ce, toujours avec classe. C'est déjà bien. Selon les sensibilités, le ton parodique fait mouche ou non (j'avoue m'être marré quelques fois) et le tout est correctement emballé, sans non plus casser la troisième patte du canard unijambiste (qui n'en demandait pas tant de toute façon).. Sympathique mais oubliable..

"Funhouse Massacre" est une toute petite péloche qui saura vous divertir si vous n'êtes pas imperméable à la connerie grasse et au gros gore qui tâche. Au vu du faible budget c'est plutôt correctement filmé, joué (si on met de côté l'aspect parodique voulu de la chose) et les différents effets gores tiennent à peu près la route (on oubliera bien vite cette fumée numérique dégueulasse quand même). Bref, ça passe le temps si on ne s'attend à rien de plus mais ça s'oublie et ne méritera pas un second visionnage. Moyen quoi.
2s5

 

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