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30Déc/160

Critique: Charlie’s Farm – Chris Sun – 2014

Synopsis:
Quatre amis en voyage décident de faire une halte dans un coin reculé de l'Australie qui serait au centre d'une bien curieuse légende. On raconte q'un fermier sa  femme et son fils dégénéré auraient torturé et tué des campeurs qui se seraient aventurés près de leur ferme. Ils auraient finalement été lapidés par une foule en colère bien décidée à se faire vengeance. Mais la ferme de Charlie est-elle désormais réellement à l'abandon? Nos aventuriers ne vont pas tarder à le savoir...

L'avis de David:
Mouais mouais mouais. En voilà encore un qui tente de nous refaire le coup de la ferme de cannibales adeptes de la torture (avec une pincée de viol pour pimenter la chose) et de son molosse armé d'une tronçon.. non pardon, d'une grosse machette qu'il adore planter sans détour dans le fondement de tout ceux qu'il rencontre. Simple, propre, efficace. Enfin, sur le papier parce qu’à l'écran on vise plutôt la léthargie et il va falloir lutter pour espérer croiser le joli regard de notre géant des bois sous amphétamines. En plus de se taper la bande de dégénérés habituels (je parle des jeunes abrutis qui se croient invulnérables menés par une Tara Reid à qui on aimerait offrir un menu Giant pour Noël histoire que la dinde se remplume un peu), il va falloir aussi supporter les rednecks du coin et toute l'histoire tragique qui entoure cette satanée ferme. Le cumul des tares donne un pamphlet d'une bonne heure rempli de longueurs, de dialogues qui n'ont rien à dire et de poncifs en tout genre qui renvoient directement aux plus mauvais ersatz du genre. On y verra Bill Moseley cabotiner à mort comme il le fait si bien et jouer le papa de Charlie via un vieux flash-back moisi qui tentera de donner un sens à tous les massacres à venir; en vain. Un slasher qui ne slashe qu'au bout d'une heure, ce n'est pas un slasher sachant slasher (essayer de le dire très vite). Sur un film d'une heure et demie, on peut raisonnablement dire que ça fait beaucoup de vide à combler... Si vous décidez malgré tout de tenter l'aventure tel Bear Grylls au sommet de l'Himalaya, préparez vous une bonne cargaison de café histoire de tenir cette première partie inutile et soporifique (et rappelez vous que quand vous avez la diarrhée toutes les feuilles ne sont pas bonnes à prendre).Les hostilités, les vraies, commencent réellement dans la dernière demi heure et ceux qui auront tenu jusque là seront en partie récompensés (en partie seulement, n'oublions pas qu'un film mauvais reste souvent un film pas très bon, même si il a des qualités). Charlie fait enfin son apparition et on peut dire sans mal qu'il aurait été difficile à cacher celui-là, même dans un tableau peuplé de Leatherface ou autre Jason Vorhees.. Nathan Jones (qu'on avait déjà pu apprécier dans "Mad Max Fury Road" ou "Troie") envoie du lourd et nous offre un tueur à la carrure et à la sauvagerie impressionnante. A compter de ce moment, le gugusse nous offre quelques moments de grâce dans ce monde de brute avec des plans iconiques qui nous feraient presque regretter que cela ne soit pas une franchise. On le fera même se confronter avec le king des tueurs en série, Kane Hodder (Jason 7 à 10 et Butcher) via un combat poids lourd plutôt sympathique. Charlie est beau, à sa manière, mais il est beau, surtout quand il trucide, toujours avec classe. Le gore fait enfin son apparition et nous gicle de jolis effets à l'ancienne en pleine tronche: éventrations, décapitations, éclatage de tronche voir même arrachage de mâchoire à la mimine.. Même Tara Reid nous fait peur quand elle  se met à courir tant on a peur qu'elle se brise un os. Le spectacle est complet, sans concessions, et jusqu'au bout ma bonne dame (-SPOILER- tout le monde y passe -FIN DE SPOILER-). Après tout, on nous devait bien ça après l'heure interminable de vide qu'il a fallu se goinfrer avant. Mais cela suffira-t'il pour sauver "Charlie's Farm" du naufrage? Pas sûr, tout dépend de vos dispositions; si vous n'en attendez rien, ben vous n'aurez pas grand chose et tout le monde sera content..

Ce clone d'à peu près tous les slashers de ces vingt dernières années ne vole pas très haut, c'est le moins que l'on puisse dire. Juste assez bon pour une soirée entre potes, Charlie cale en début de métrage et met beaucoup trop de temps à redémarrer pour espérer nous embarquer. Seule consolation, la dernière demi heure bien pêchue et gore juste comme il faut. A voir si vous êtes prêts à faire des efforts pour y arriver.

 

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