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3Mar/170

Critique: Pay the ghost – Uli Edel – 2015

Synopsis:
Un papa un peu tête en l'air et ayant trop joué à "Heavy Rain" perd son fils en plein milieu d'un festival d'Halloween. Un peu embêté (sa glace fond), il se met à le chercher et découvre qu'un fantôme l'a enlevé, réclamant un dû en échange. Avec courage, il combat le fantôme dans son monde et récupère son fils... Ah merde, j'en ai trop dit c'est ça?

L'avis de David:
Ben il aurait mieux fait de pas faire le rachot le gars et de payer tout de suite le rançonneur d'outre-tombe histoire qu'on évite de perdre une bonne heure et demie de notre précieuse vie si courte (pas comme ma phrase d'intro). Au lieu de ça le mec s'enflamme, enfourche sa moto.. Ah non, ça c'est un autre navet, désolé c'est l'émotion.. Ça commençait pourtant pas si mal que ça finalement. Déjà c'est le grand retour d'Uli Edel, qui mis à part le poignant et poisseux "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…" n'avait pas vraiment réussi quoi que ce soit depuis un bon paquet d'années. Du coup c'est à se demander ce qui lui a pris d'accepter un truc pareil.. La mise en place de l'histoire (très convenue) est proprette, Cage fait du Cage mais version fatiguée et Lorie (Sarah Wayne Callies) s'octroie une petite pause après "Walking Dead" en venant cabotiner à ses côtés. Bref, ça commence plan plan, Cage court un peu moumoute au vent, fait la moue dès qu'il en a l'occasion et tout ce petit monde s'agite gentiment pour tenter de nous faire croire à cette histoire de fantôme kidnappeur que n'aurait pas renié le cartel Mexicain. Et puis doucement, en même temps que la somnolence s’attelle à nous frapper sournoisement, tout le bateau vire totalement dans les abysses du nawak. J'imagine bien certaines conversations qu'ont dû avoir les vilains producteurs tapis dans l'ombre et prêt à tout pour rentabiliser leur machin: "La cohérence?.. Vient on s'en fout, c'est un film de fantôme, ils y verront que du feu" ou encore "Merde, comment il va faire l'aveugle pour deviner l'heure? Ben il ECOUTE la montre! Putain t'es un génie..". A côté de ça on se fade des vautours immenses en plein New York que personne ne remarque, des effets spéciaux oscillants entre le très mauvais et le passable et une palanquée de Jump Scares pompés de ci de là qui ne feront sursauter que votre téléphone portable à la réception du prochain SMS (vous avez le droit d'avoir peur si c'est synchro). Après, moi j'ai ma propre sensibilité et je ne sais pas comment vous percevrez le truc (si vous osez poser les yeux dessus) mais je crois avoir décelé la substantielle moelle du machin farceur.. En fait, "Pay the Ghost" est un remake. Un remake d'un film qui n'a pas encore été fait.. Une adaptation donc. Ben oui, "Where's Charlie" (où est Charlie in French), le petit garçon en pull rayé rouge et blanc qu'il faut qu'on retrouve dans une masse de bordel incommensurable.. On me la fait pas à moi, même que le gamin s'appelle Charlie dans le film (avec son costume de pirate, il a un pull rayé rouge et blanc..humpf..) et que le final apocalyptique voit Cage confronté à une armada de gamins parmi lesquels il doit retrouver le sien (et il le fait! je m'attendais à une réplique du genre "Bon, maintenant faut que je trouve le chien"). Si ça c'est pas une partie endiablée d'"Où est Charlie" moi je comprends plus rien. La classe. On finira par un combat avec le vilain fantôme totalement débile (Nicolas Cage passe même au travers de portes inter-dimensionnelles, et rien que pour ça vous vous devez de voir le film) qui va prendre une sévère tatanée administrée par tout plein d'esprits adeptes de Jean-Claude VanDamme (ou ayant vu au moins 2 fois "Kickboxer"). Voilà c'est tout. Tout le monde est content, tout le monde rentre chez soi (enfin chez lui.. pas chez moi quoi...chez là d'où on vient...enfin lui.. eux..), tout le monde il est beau et heureux. Bon, sauf le spectateur hein, qui a juste l'impression d'avoir pris un missile rempli de chloroforme (voir d'autres substances) dans les fesses. Et le pire c'est qu'on se sent comme si on avait appuyé nous même sur le bouton de lancement...Triste.

Bon, désolé pour les spoils présents dans cette critique, mais franchement si ça peut vous éviter de perdre un peu de votre existence avec ce truc.. Pour bien comprendre à quoi vous avez à faire, je vous invite à zieuter la photo de Nicolas Cage juste au dessus dans l'article, ça reflète parfaitement l'état dans lequel vous vous trouverez après la séance. Allez, un point pour les fous rire.. Par pitié, la prochaine fois payez ce con de fantôme (une métaphore avec les dettes de l'acteur?) et qu'on en parle plus.

 

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