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27Mar/170

Critique: Contracted Phase 1&2 – E.England/J.Forbes – 2013/15

Synopsis:
Samantha est en couple avec Nikki depuis près d'un an et demi. Lasse de l'attendre à une soirée, elle noie son chagrin dans l'alcool et se fait accoster par un inconnu qui finit par la violer. Peu à peu, d'étranges symptômes vont l'amener à penser qu'elle a été infectée par une maladie inconnue...

L'avis de David:
Découverts au hasard d'une de mes nombreuses déambulations sur Netflix, ces deux films qui pourraient n'en faire qu'un m'ont fait plutôt bonne impression. Alors oui, les virus méchants qui rendent bien malade on connait déjà et nul besoin d'extrapoler à mort pour dire que nous ne sommes pas loin d'en avoir des bien pires dans la réalité. Pour l'originalité donc, on repassera, beaucoup d'autres films sont déjà passés par là. Transmis via des relations sexuelles et faisant pourrir son hôte à une vitesse assez astronomique (environ 4 jours après incubation, c'est vous dire), le machin avait pourtant tout pour plaire. Grosses pustules bien jaunes qui explosent au moindre contact, yeux qui gonflent et deviennent aussi blonds qu'un furoncle, herpès digne d'une part de pizza quatre fromages qui vous pendrait à la lèvre, le menu des hostilités sera bien au goût des amateurs de gros gore qui tâche et fera se révulser les estomacs fragiles. Attention par contre à être bien clair tout de suite; on est à des années lumières d'autres films comme "Tanathomorphose" d'Eric Falardeau (édité chez Uncut Movies) dont le pitch est pourtant très (trop) proche mais qui nous gratifie d'une déchéance bien plus détaillée capable de faire gerber un asticot sur une bouse. Mais tout de même; les effets spéciaux restent très corrects (alors qu'on devine le budget rachitique) et on aura même une rasade de scènes gores plutôt sympathiques. Mention spéciale au deuxième opus bien plus généreux en la matière (œil pourri, une maman Zombie bien crado et quelques éruptions épidermiques assez corsées) qui semble avoir bénéficié d'une plus grosse enveloppe grâce certainement au succès de son aîné. Les deux se suivent sans déplaisir, les acteurs y croient (on a le plaisir de revoir Caroline Williams de "Massacre à la tronçonneuse 2") et l'aspect téléfilm propre à ce genre de production passe plutôt inaperçu quand on est dans le feu de l'action (une gageure). La Phase 1 semble plus lente, plus longuette, mais c'était surement nécessaire puisqu'elle sert à poser les bases de cette contamination d'un nouveau genre. Dommage que les auteurs ne soient pas allé jusqu'au bout en ayant le courage de laisser certaines questions sans réponses (ou en tout cas à l'appréciation du spectateur), cela aurait permis d'éviter l'écueil du nawak dans les 15 dernières minutes de la Phase 2 qui n'avait vraiment pas besoin de ressembler à un "Armée des 12 singes" du pauvre (sans compter que le méchant pot à virus violeur a autant de charisme qu'un rebord de table basse). On peut aussi reprocher à l'ensemble de tirer un peu trop sur la corde du slip (en plus de plagier certaines œuvres comme les "Rec" de Balaguero/Plaza) , les protagonistes ayant la fâcheuse tendance de ne voir que ce qui les intéresse (ou plutôt ce qui est écrit dans le scénario). Quand ta chérie vient pour te rouler une pelle et qu'elle a un œil rouge, un autre jaune et un herpès de la taille des Etats-Unis sur la lèvre ben tu te pose quand même quelques questions sur son état de santé. Mais ce n'est qu'un détail...

Si on aime la béchamel, ces deux petits films sortis de nulle part offrent leur lot sensations culinaires. Loin d'être mauvais tout en étant loin d'être excellents, ils vous procureront quelques sursauts de dégoût et titilleront suffisamment votre intérêt pour vous faire passer 2h30 (au total) plutôt agréables. L'essentiel étant bien entendu de ne pas en attendre plus. A noter que pour les fans, une phase 3 serait déjà en route..

 

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