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20Oct/17Off

Critique: Annabelle 2 Création – David F. Sandberg – 2017

Synopsis:
Traumatisés par la mort de leur fille, un fabricant de poupées et sa femme accueillent chez eux une bonne sœur et les pensionnaires d'un orphelinat dévasté. Peu à peu, les jeunes filles vont découvrir qu'une des poupées de la collection semble possédée par un démon terriblement dangereux...

L'avis de David:
Le premier volet de cette nouvelle série instaurée par les "Conjuring" & co m'avait clairement laissé de bois (le marbre c'est plus cher). Un bois froid, lisse, même mon nez n'est pas parvenu à prendre une taille raisonnable (pourtant le mensonge était comme le film, sur-vendu). Alors on en pense quoi de cette suite qui n'en est pas une puisqu'elle est censée se passer avant. Est-ce qu'on voit le premier coup de rabot sur la tronche décrépie de la rouquine surnommée lèvres de feu (sans dec c'est quoi ce maquillage de merde)? N'en déplaise à Hulk Hogan, la tapineuse de la caisse à jouet s'en sort plutôt pas trop mal cette fois, et ça mérite d'être souligné. Ben oui, mix improbable entre un bilboquet et une barbie gonflée à l'acide hyaluronique (propulsé à l'aide d'une pompe à vélo et je ne vous dis pas où se trouve la valve), ce n'était pas gagné pour Annabelle d'arriver à nous faire peur. Mais le réalisateur ne s'est pas pris les pieds dans le tapis et l'a sacrifiée au profit d'un démon bien plus convaincant. La poupée se trouve donc reléguée au second plan avec quelques apparitions qui nous suffisent bien, l'essentiel des effets chocs venant de son "propriétaire" semblant être plutôt turbulent (ils auraient mieux fait de lui confisquer ça lui aurait fait les pieds). Oui, si on veut vraiment être critique jusqu'au bout, on a souvent l'impression de se retrouver devant un copier/coller des précédents succès du genre ("Ouija 2" ou "Conjuring 2") avec une photo conférant une ambiance assez similaire et quelques effets faciles discrètement transformés (l'homme tordu qui sera incarné ici par un épouvantail -tout de même assez réussi-, la possession de l'enfant par le démon vue mille fois...). Rien de bien original donc, rien de génial non plus, mais une vraie volonté de bien faire et un spectacle qui respire l’honnêteté et l'amour du travail bien fait. Certaines scènes sont bien plus réussies que d'autres et tirent le tout vers le haut comme ces doigts retournés délicatement qui vont vous faire grincer des dents à coup sûr; comme je l'ai dit plus haut, le démon est très réussi, à l'ancienne, avec dents pointues et cornes soignées, parvenant même à nous coller une sacrée frousse dans une séquence mémorable (ah ces yeux qui s'illuminent dans l'obscurité)... A l'instar du précédent film de Sandberg ("Dans le noir"), l'obscurité joue un rôle prépondérant et on ressent parfaitement la menace vicelarde tapie dans l'ombre, rampant vers nous la bave aux lèvres. Sur le plan technique, le film est bien emballé, plutôt bien joué et se suit vraiment sans aucun déplaisir même si on est blasé de toutes ces productions formatées qui s’enchaînent depuis quelques années. Le scénario fait le minimum syndical (avec pas mal d'allers-retours qui ne servent finalement à rien) mais une fois la bobine terminée, ce n'est pas ce qu'on retient et ça c'est forcement bon signe. Vu le nombre de bouses purulentes qui éclaboussent nos écrans et nos yeux ces derniers temps (à ce rythme les lunettes 3D seront bientôt remplacées par des lunettes de soudure, voir le casque intégral quand la gastro visuelle est trop forte), on ne va pas faire la fine bouche lorsqu'un réal obtient un bon résultat avec un matériau de merde (réchauffée en plus).. 

Voilà donc une sympathique suite qui a au moins le mérite d'exister sans provoquer de fortes douleurs rectales à celui qui la visionne; ça fonctionne bien, la dose de frissons recommandée est bien présente et même si on n'atteint pas de sommets, le plaisir est suffisant pour contenter une audience venue chercher quelques sensations fortes. Une suite dispensable mais tout à fait recommandable.

Réactions
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