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7Nov/17Off

Critique: Cult of Chucky – Don Mancini – 2017

Synopsis:
Nica, rescapée de la tuerie caoutchouteuse de "La malédiction de Chucky" se trouve internée dans un hôpital psychiatrique et accusée à tort  du meurtre de toute sa famille. Pensant bien faire, son médecin introduit dans les lieux une poupée brave gars d'apparence totalement inoffensive. Mais l'est-elle vraiment?... Ou va t'elle être de nouveau l'instrument de vengeance d'un Chucky plus énervé que jamais...

L'avis de David:
Cette fois c'est sûr... Je suis d'ailleurs. Bachelet m'aurait peut-être accompagné chez le boucher mais qu'on se le dise, j'ai encore apprécié un mal-aimé (et le téléphone peut pleurer je m'en fous).. Depuis sa sortie (même avant si on veut se la jouer polémique), je lis sur la toile tel l’œil de Moscou que ce septième volet des aventures de la poupée rousse serait un sombre étron qui n'aurait finalement pas dû voir le jour. Le sens du sacrifice illuminant mon âme et toujours désireux d'effectuer un bon geste face à l'adversité, c'est la fleur au fusil que j'ai enfourné la galette en croisant les doigts si fort que mes ongles sont tombés. Don Mancini, historique papa du poil de carotte mal élevé, reprend les rênes de la série et tente un retour en mode "c'est moi le patron". Hop, on casse le suspens tout de suite, mission accomplie et ravioli pour tout le monde. On retrouve donc un Chucky un chouia différent (ce qui le rend d'autant plus inquiétant à mon goût) et qui a une fâcheuse tendance à se démultiplier.. L'histoire ne casse pas trois pattes à une otarie mais ça se suit avec beaucoup de plaisir, c'est bien écrit, bien filmé et ça a le mérite de ne jamais traîner en longueur. Certaines scènes se payent même le luxe de claquer un max avec un joli hommage à une jaquette de "Phantasm" de Coscarelli (furtif mais classe). Jennifer Tilly reprend du service dans son rôle d'actrice dans le film (oui je sais, c'est con ce que je viens de dire), Fiona Dourif aussi (comme son papa à la voix d'ailleurs), celle-ci prouvant avec brio que la choisir était une excellente idée (surtout vu la tournure que prend le film dans les dix dernières minutes). Au rayon des réjouissances on pourra également citer des effets spéciaux à l'ancienne de toute beauté qui fonctionnent comme au premier jour et une avalanche de meurtres tous plus gores les uns que les autres. Tête éclatée à coups de talons, décapitation, perceuse dans l’œil, éventration avec boyaux à l'air, j'en passe et des meilleures, le tout parfaitement réalisé et mis en scène avec une certaine classe ce qui fera jubiler les amateurs de violence graphique (ok certains effets sont un poil exagérés mais c'est tellement chouette qu'on s'en fout en fait.. Surtout qu'on vous rappelle quand même qu'on discute d'une poupée qui parle..). Au rayon des déceptions je vois déjà venir les déçus de la fin qui prend pourtant la bonne direction en choisissant le côté obscur de la force mais qui en laissera forcément pas mal sur le carreau. Tant pis, on ne va pas bouder notre plaisir; c'est généreux en diable, fun, gore et ça nous propose une petite heure et demie de dézinguage à coups de poupée qui fait du bien par où sa passe. Mr Mancini, vous pouvez enquiller sur un huitième, moi à ce tarif là ma place est dors et déjà réservée.

Voilà donc un direct-to-vidéo qui fait plaisir à voir et qui nous offre pile ce qu'on était venu chercher. C'est plutôt rare de nos jours. Bien réalisé, bien foutu, suffisamment sanglant pour marquer les esprits, ce nouvel opus se pare des plus beaux ornements pour le retour de notre brave gars préféré. Allez, un petit crossover avec Pinocchio et je vous laisse imaginer le carnage; c'est bientôt Noel en plus...

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