Synopsis:
Une mère et sa fille devant faire route ensemble alors qu’elles se détestent, croisent le chemin d’une créature féroce qui les attaque en pleine nuit au beau milieu d’une forêt. Kathy et Lizzy vont devoir lutter pour combattre ce monstre qui semble bien décidé à les emporter toutes les deux.

L’avis de David:
Vendu un comme un film de monstre à l’ancienne (je ne sais pas pourquoi mais la jaquette du DVD Français me fait énormément penser au « Prophecy » de Frankenheimer), ce nouveau film du réalisateur du plutôt bon « The strangers » avait tout pour plaire. Un gros monstre plein de dents, une forêt perdue dans la nuit noire, deux héroïnes obligées de passer outre leurs différents pour survivre, une musique minimaliste qui pose une ambiance à la fois morbide et mélancolique, bref, du très convenu mais du roots qui promettait une jolie baston sans fioritures. Un mariage de peur et d’attaques bourrines comme il en fleurissait dans nos chères années 80. Sauf que là on a confié l’organisation de la cérémonie à un pseudo Lars Von trier essayant tant bien que mal de copier la fameuse rhétorique chère à Fulci (qui est vraiment le monstre?) à grand coups de dialogues chiants, d’attente interminables et de pseudo caractérisation à base de flashbacks métaphoriques qui nous en collent plein le dos à la vitesse d’un lapin sous viagra. Néanmoins, le film n’est pas dénué de points positifs. C’est bien filmé, ça on ne peut pas le nier. Le cadre est très propre, l’action toujours lisible, la photo (sombre) fait le job et certains plans bercés par quelques notes au piano nous embarquent dans un voyage destination nulle part (les accords semblent raisonner dans la nuit, comme si l’obscurité n’avait pas de fin). Le monstre fait également parti des très bonnes surprises et même si on sent que le budget a dû être sacrément serré (c’est un costume plutôt qu’une animatronique complexe) son design claque et les apparitions finales font vraiment bien le job. Mais le problème est là.. Il va falloir patienter jusqu’au final. Ça peut être très long 1h25… Surtout quand on nous abreuve d’allégories maladroites censées nous faire comprendre que la violence envers les enfants est un monstre, que l’alcool nous rend monstrueux ou encore lorsqu’on essaye de nous faire croire que ce qui nous fait le plus peur c’est ce qu’on ne voit pas (encore une); tu m’étonnes, surtout quand on a pas le choix et qu’il faut bien faire avec le budget qu’on a. Trop de suggestion tue la suggestion encore plus quand on a pris une sacrée lampée de suggestion, verbale celle là, juste avant. Bertino nous gave donc de vide, transpose son monstre à tous les maux de la terre, le tout en essayant de faire passer ça pour de l’intimisme au lieu de nous divertir. Pour un film de monstre qui se dit « à l’ancienne », c’est ballot et particulièrement hors sujet. Alors oui, la fin nous explique que le film a un cœur et que tout fini par s’arranger, qu’on grandit grâce à ce que l’on vit.. Mouais mouais. Moi j’ai passé l’âge…

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