Synopsis:
Kate décide d’emmener sa sœur Lisa en vacances au Mexique afin d’oublier une douloureuse rupture amoureuse. Après une fête bien arrosée, elles se mettent en tête d’aller plonger aux milieu des requins blancs, enfermées dans une cage en acier. Problème, le câble cède et elles se retrouvent plongées par 47 mètres de fond…

L’avis de David:
Tiens, un film de requins.. Pas trop ma tasse de thé iodé en général mais en cette période de disette horrifique, on ne va pas faire les fines bouches. Passons outre l’histoire vue et revue mille fois sous quelque forme que ce soit, les incohérences qui seront forcément légion (les nanas qui plongent sans palmes et en mini combinaison dans une eau qui doit avoisiner les 15° au fond, balèze..) et concentrons nous sur ce que nous sommes venus trouver avec ce dtv sorti des profondeurs de nulle part: une bonne dose de frissons et de fun. Alors, mission accomplie ou désastre nautique façon Titanic? Et bien bizarrement, le machin fonctionne plutôt bien. Les images (essentiellement aquatiques) sont très belles (avec un piqué absolument splendide sur le Blu-ray), les requins (même si en images de synthèse) ne font jamais cheap et surtout (mucho importante), la peur parvient à nous parcourir l’échine. Je dirais même que certains plans étaient carrément anxiogènes pour moi avec une plongée dans les profondeurs qui nous perd en permanence et fini par nous inquiéter. Tout est bleu ou noir, on ne voit pas grand chose et on se sent très vite oppressé par une menace diffuse qui nous entoure sans qu’on puisse la distinguer (ou alors au tout dernier moment et c’est pas joli-joli). Les requins ne se font pas prier pour attaquer mais ne seront finalement pas la plus grosse source d’inquiétude pour nos deux apprenties sirènes qui auront surtout fort à faire avec une réserve d’oxygène fondant comme neige au soleil, des paliers de décompression tout plein d’azote meurtrier et divers « petits » tracas d’un quotidien à 47 mètres qu’on imagine pas toujours tranquille tranquille. Bien évidemment, les plongeurs émérites qui poseront leurs yeux sur cet aquarium en HD trouveront forcément à redire sur le réalisme de certaines situations. Plongée autorisée sans aucune expérience (aussi bien pour les deux touristes que pour les marins qui les accompagnent), avec une mini combinaison ne protégeant pas du froid (froid qui fait consommer le double d’oxygène qu’en temps normal; vive l’hypothermie) et un matos plus que douteux (quand tu vois la gueule de la cage au début, jamais tu plonges..). Bref, n’espérez pas regarder un truc proche du documentaire vous seriez déçus. Certaines péripéties semblent également un peu tiré par les cheveux mais seront vite oubliées pour peu qu’on soit bon public et que l’envie de savoir comment tout ça va finir soit plus forte que le passage du marchand de sable et de son pouvoir légendaire de narcolepsie. C’est déjà pas mal. Mention spéciale à cette fin surprenante (vraiment) qui vous met une méga claque sans que vous ne la voyiez venir même si l’excès de nihilisme proposé est vite tempéré par l’injection d’un peu d’air afin de ne pas trop démoraliser le spectateur… Deuxième mention pour l’ambiance musicale avec cette partition synthétique appuyant avec brio la claustrophobie de ces profondeurs insondables (le synthé très années 80 sonne « étouffé » et accentue la pesanteur sous-marine); du tout bon.

  • 6/10
    Scénario/Histoire - 6/10
  • 6/10
    Trouillomètre - 6/10
  • 2/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 2/10
  • 3/10
    Ambiance musicale - 3/10
  • 7/10
    Effets-spéciaux - 7/10
7/10

Conclusion

Si vous n’êtes pas venu chercher le successeur du chef-d’oeuvre de Spielberg mais plutôt une petite série B burnée qui passe comme une noix de beurre sur une poêle chaude sans faire de chichis alors bienvenue! Vous passerez un bon moment, oscillant entre tension palpable et action débridée (même si pas vraiment réaliste) au milieu de requins savamment modélisés à la faim bien aiguisée. On croirait réciter une fable qu’un certain La Fontaine n’aurait pas reniée mais comme son ramage se rapporte bien à son plumage, tout le monde est content (et vit au dépend de celui qui le flatte, flotte dans le cas présent)…

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