Synopsis:
Après un accident affectant un accélérateur de particules, une station spatiale missionnée pour sauver l’humanité découvre avec stupeur que la terre a disparue. Le choc passé, les résidents vont se rendre compte qu’une autre station très similaire à la leur se trouve tout près de leur position…

L’avis de David:
Netflix frappe encore et rachète carrément les droits d’exploitation d’un film, déplaçant sa sortie de nos grandes toiles blanches au confort douillet de nos jolis salons connectés. Fort. Surtout que ça fait un sacré paquet de brouzoufs à sortir quand même (on parle de 50 Millions de dollars, une paille). Ajoutés au budget déjà ventripotent du film (26 millions), on obtient un bidule qui commence à sacrément parler niveau poids dans la balance (76 millions c’est déjà un Blockbuster?). Et tout ça pour du vide, de l’air, de l’ennui étiré pendant 1h40 qui va vous faire autant chier qu’une gastro féroce chopée en léchant les barres verticales du métro. Oui je sais, je suis cash, comme le film (mais je suis beaucoup moins riche moi, situé dans la catégorie série Z). Cet arrière goût amer qui nous colle aux yeux après le visionnage est clairement annonciateur d’une bonne grosse bouse qui n’en méritait pas tant. Si l’envie de le voir est encore présente chez vous, je ne saurais trop vous conseiller de lâcher cette critique en route parce que je vais spoiler un peu et je ne vais même pas prendre de pincettes. Le scénario tout d’abord.. Pourquoi tant de haine? L’idée de départ pouvait être séduisante avec la disparition de notre belle planète mais que nenni; tout est complexifié à mort, tordu, étiré, comme pour rendre intelligent un truc qui ne dépasse pas le niveau d’un bousier poussant sa boulette. Cet espèce de gros mélange d' »Alien » (le swag de la scène avec le gars qui frétille de partout à cause des vers et à qui on extrait du bide un gros truc électronique qu’on l’imagine mal avaler avec un demi verre d’eau..), « Life », « Prometheus » et consorts tord l’espace temps dans notre salon et nous donne l’impression qu’une heure quarante se transforme en quatre bonnes heures et encore, avec moult ralentis spatio-temporels. Super fort. La froideur de l’espace aurait-elle eu raison de nos systèmes vitaux, nous plongeant dans une léthargie post-cryogénisation? Un peu comme les protagonistes de l’histoire qui semblent s’en taper les couilles sur la braise tant ils font preuve d’empathie vis à vis de tous les malheurs qui s’accumulent sur leurs pauvres petites personnes (mention spéciale au mec qui perd un bras et qui rigole quand il le voit continuer de faire sa vie à quelques mètres de lui). Les scènes tournées sur terre ne s’en sortiront pas mieux même si elles essayent de lier tant bien que mal le premier « Cloverfield » avec ce machin indigeste. Ce qui est d’autant plus dommage, c’est que les moyens engagés permettent d’aligner de bien jolis décors et des effets spéciaux numériques très propres flirtant avec le spectaculaire à plusieurs reprises. Il faudra tout de même attendre les 5 dernières secondes (et le pire c’est que je n’exagère même pas) pour enfin voir la jolie frimousse d’une créature gigantesque sniffant les nuages.. Las. Tout pourri j’vous dis…

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