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5Mar/18Off

Critique: Jigsaw – The SPIERIG Brothers – 2017

Synopsis:
5 personnes d'horizons différents se réveillent piégés dans une salle remplie de scies meurtrières. Leur Kidnappeur leur a apparemment préparé un petit jeu auquel ils vont devoir participer malgré eux et qui pourrait leur coûter la vie. Jigsaw serait de retour d'entre les morts et retrouve ses bonnes vieilles habitudes...

L'avis de David:
Certainement désireux d'éviter les jeux de mots sur ce huitième épisode (après la boucherie "Saw 6" et le fashion "Saw 7", difficile de faire mieux), revoilà donc une énième suite à la saga instaurée par James Wan et leigh whannell re-titrée cette fois-ci sobrement pour l'occasion "JigSaw". Que nous ont donc concocté nos prolifiques scénaristes pour ce nouvel opus? Encore un maboul qui imite son idole, un fils (la fille s'est déjà fait) caché sorti d'un chapeau ou bien John Kramer himself qui se serait recollé le carafon à la glue ou qui aurait carrément insufflé son âme directement dans la petite poupée cycliste qui se marre tout le temps (l'EPO devait plus être très fraîche). Je vais tâcher de vous laisser la surprise même si je suis super tenté de balancer que c'est un peu un mix de tout ça (ok sauf la poupée...et le fils caché). Mais non je n'ai rien dit, on se calme! De toute façon je n'ai pas parlé du final capillotracté qui aurait fait pousser des cheveux à Kojak en lui tirant sur les poils pubiens (qui sont pubiens d'ailleurs; si si, relisez..). Bref, cette fois ce sont les frêres Spierig qui s'y collent ("Undead" ou "Daybreakers" pour ne citer qu'eux) et on peut tout de suite dire que ce n'est pas si mauvais que ça pouvait en avoir l'air. Un bon point. Le film est très correctement réalisé et perd ce côté riche téléfilm qui se dégageait des deux ou trois derniers volets (avec une photographie plutôt jolie d'ailleurs). L'ambiance est là, la musique (ré-arrangée pour l'occasion) est très sympa et souligne le glauque de certaines situations et tout roule presque sans encombres. On va tout de suite mettre de côté le doublage Français absolument atroce qui donne l'impression que le principal protagoniste (un médecin légiste tout droit sorti d'un "Esprits criminels" ou consorts.. Enfin lui il rentre quand on sort, il est très joueur..) récite son texte de manière linéaire.. Ça pique sacrément les oreilles et n'aide pas à l'immersion... On oubliera aussi tout le côté convenu de l'affaire qu'on a vraiment l'impression d'avoir vu mille fois et cette fin complètement con qui nous ramène dix ans en arrière.. Mais, au fait, il y a bien un aspect de ce "Saw 8" dont on a pas parlé et qui pourtant maintient la série sous respirateur depuis au moins le second épisode.. Le gore. Ben oui, Jigsaw c'est son truc les pièges tordus qui font bien mal et qui éclaboussent l'écran à grand renfort de tripailles caoutchouteuses (ou pire, numériques). J'avais entendu dire que celui-ci était bien plus sage sur le sujet (avec même des exécutions hors-champs), inquiétant, surtout quand il s'agit de l'essentiel du spectacle attendu. Adeptes des tripes à la mode de Caen, rassurez vous; c'est quand même gentiment gore par moments (tête sciée en deux ou bouffée par l'acide, divers membres sectionnés bien méchamment, etc..) et c'est surtout majoritairement fait "on-set" (comprenez avec des trucages à l'ancienne). Alors, heureux?

Moins mauvais que ce qu'on pouvait craindre mais pas folichon non plus, ce huitième épisode laisse une impression mitigée. Généreux en résiné mais pas trop, bien réalisé (mais pas trop?), suffisamment distrayant pour nous faire encaisser une petite heure et demie devant les nouvelles conneries à tonton Jigsaw, les frêres Spierig font le job sans trop forcer et arrivent à nous tenir éveillés. Enfin, jusqu'à la révélation finale sacrément débile quand même (quand on a pas de twist final, et ben on en a pas, même en faisant semblant). J'ai longtemps hésité entre le deux et le trois, mais comme je suis monstrueusement feignant au point de ne pas vouloir ajouter le demi, la note en a profité la coquine..

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