Synopsis:
Le monstrueux Torquemada règne par la terreur sur l’Espagne, se servant de sa position pour infliger les pires sévices à de pauvres quidams qui n’en demandaient pas tant. Maria, femme d’un boulanger, ne supportant plus la vision de la souffrance lors de rassemblements populaires atroces, se fait arrêter et est accusée de sorcellerie. Mais le monstrueux moine semble « attiré » par sa candeur et son innocence…

L’avis de David:
Ah la la Stuart! Dire que l’on apprécie le comparse de Brian Yuzna (croisé lors d’un petit dej mémorable au Bloody Week-end) serait un euphémisme. « Ré-Animator » bien sûr, mais aussi « From Beyond » et le méconnu mais exceptionnel « Castle Freak »; on l’adore le gus! Génial artisan capable de pondre une série B de haute volée avec aussi peu de moyens qu’une araignée au fond d’un bassin (le nombre de bras ne fait pas tout quand on ne sait pas nager), le voilà qui s’attaque à une (courte) nouvelle d’Edgar Allan Poe qui n’en avait pas toujours, du pot. Force est de constater que cela ne lui a pas porté chance, pas cette fois. Bon, on ne va pas tortiller du fion pour faire droit ou tourner autour du boyau, on s’emmerde clairement à regarder ce fameux pendule se balancer et ces pauvres hérétiques se faire torturer horriblement par des moines en mal de sensations. On pourrait presque les plaindre, si on n’était pas trop occupés à se plaindre nous même de la torture visuelle qu’on nous inflige. Tout commence plutôt pas trop mal avec un générique enlevé sur fond de gravures inquiétantes et de musique gothique aux voix gutturales pleines de puissance. La classe. S’ensuit une reconstitution un peu chiche (on se doute que le budget ne devait pas être faramineux) d’une ville Espagnole au temps des fous de dieu (c’est marrant cette impression de déjà vu..) avec le marché artisanal, les enfants vagabonds qui volent tout ce qui bouge et notre boulangère préférée constamment outrée de toute la misère qu’elle contemple (on est dans le même camp alors). Soudain, lueur d’espoir, Lance Henriksen débarque et nous Lance une interprétation dont il a le secret. Le mec y croît et ça se voit; tellement qu’il en deviendrait presque inquiétant parfois (presque hein, vous emballez pas, ou alors dans la naphtaline). On se dit que ce n’est pas bien grave, que les tortures et les effets gores (signés Greg Cannom quand même) vont rattraper le machin et venir nous sortir de notre douce torpeur. Que nenni! Des maquillages timides, des tortures presque risibles, une méchanceté et une perversion à des années lumières de « La marque du diable » pour ne citer que lui, et surtout un ridicule qui devient de plus en plus présent à mesure que le film avance. On se demande vraiment ce que sont venus faire Mark Margolis (« Scarface »), Oliver Reed ou encore Jeffrey Combs (bon lui c’est surement par amitié) dans cette galère. Las. Les dialogues (décalés sur le doublage Français, et pas qu’un peu selon les plans) ridicules finiront de vous achever à moins que cela ne soit cette kitchissime séquence finale, montrant notre vaillant boulanger aux prises avec une armée de soldat prêts à en découdre, combattant à coup de louche dans la gueule et de demi-rats bien juteux (si si vous avez bien lu). Bref, la loose totale, et très certainement un des plus gros furoncle dans la carrière de Gordon.

  • 3/10
    Scénario/Histoire - 3/10
  • 1/10
    Trouillomètre - 1/10
  • 4/10
    Gore/Effets sanglants/Violence - 4/10
  • 1/10
    Ambiance musicale - 1/10
  • 4/10
    Effets-spéciaux - 4/10
2/10

Conclusion

Pourtant fan absolu du réalisateur et dans de bonnes dispositions au moment du visionnage, la torpeur a fini par gagner la bataille. Le ridicule et l’ennui étaient pourtant en lice mais n’ont rien pu faire face à ce mastodonte particulièrement efficace lorsqu’il s’agit d’éteindre un spectateur. Mou, court mais long, insipide dans ses dialogues et surtout totalement exsangue d’effets sanguinolents (un comble), cette adaptation ratée nous couche à coups de pendule hypnotique. Me ferait bien une Paella moi…


Réactions
Et puis tant qu'on y est, vous pourriez également apprécier